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Le pétrole se dirige vers une dixième séance de baisse à New York

10/07/2014 09:37 EDT | Actualisé 09/09/2014 05:12 EDT

Les prix du pétrole ont ouvert en baisse jeudi à New York, se dirigeant vers une dixième séance de recul consécutive, dans un marché inquiet de la stabilité financière en zone euro et pénalisé par la normalisation en cours du secteur pétrolier libyen.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août perdait 30 cents, à 101,99 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), évoluant à des niveaux plus vus depuis début juin.

Si le pétrole coté à New York finissait dans le rouge, il s'agirait de la plus longue période de recul d'affilée depuis 1983, lorsque ses contrats à terme ont commencé à être échangés sur le Nymex, a noté Matt Smith, de Schneider Electric.

Le baril de Brent abandonnait pour sa part du terrain à Londres pour la neuvième séance de suite.

"La pression reste forte sur le marché, en plein apaisement des risques géopolitiques, d'une normalisation du secteur pétrolier libyen et alors que de fortes craintes apparaissent sur le Portugal", a résumé Carl Larry, de Oil Outlooks and Opinion.

Les déboires de la banque portugaise Banco Espirito Santo (BES) ont fait plonger la Bourse de Lisbonne jeudi et jetaient un coup de froid sur les marchés financiers des deux côtés de l'Atlantique, alimentant les peurs sur la vigueur de l'économie européenne.

"La pression financière en Europe réveille les inquiétudes sur la croissance de la zone et sur la demande en brut dans la région", a expliqué Carl Larry.

Les prix du pétrole ont subi un "autre revers" avec les statistiques sur le commerce extérieur chinois montrant une baisse de 8% des importations de brut en juin par rapport à mai, ont rapporté les experts de Commerzbank.

C'est "le deuxième plus bas volume mensuel d'importations de l'année", ont-ils ajouté.

L'appétit énergétique de la Chine est particulièrement scruté par les opérateurs du marché pétrolier, ce pays étant le deuxième consommateur mondial de brut et l'un des principaux moteurs de croissance de la demande mondiale de pétrole.

Les cours du brut avaient bondi à leur niveau le plus élevé en neuf mois mi-juin, juste après l'offensive jihadiste en Irak, avant de reculer presque continuellement en l'absence de perturbations majeures de l'offre pétrolière irakienne.

Les cours étaient en outre minés depuis la semaine dernière par l'annonce de la "fin de la crise pétrolière" en Libye - où la production et les exportations étaient sérieusement altérées par des rebelles autonomistes depuis près d'un an.

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