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Credit Suisse va devoir livrer les noms de plus de 1.000 employés aux autorités américaines (presse)

10/07/2014 02:57 EDT | Actualisé 09/09/2014 05:12 EDT

Credit Suisse va transmettre les noms de plus de 1.000 employés aux autorités américaines, a confirmé le numéro deux de l'industrie bancaire helvétique suite à la publication d'un article jeudi sur le blog financier Inside Paradeplatz.

Ces informations seront communiquées dans le cadre de l'accord conclu l'an passé entre Berne et Washington pour régler le différend fiscal, a précisé l'établissement dans un courriel à l'AFP.

En vertu de cet accord, "plus de 100 banques doivent fournir les relevés de transactions et avec ceux-ci les noms des conseillers en charge", a indiqué la banque dans une prise de position.

Inside Paradeplatz, un site financier qui s'est fait connaître notamment à travers un scoop l'an passé sur les indemnités de départ du patron de Novartis, a affirmé jeudi que plus de 1.000 conseillers actuels et anciens de la banque seraient informés dans les prochains jours, par courrier électronique ou postal, que leur noms allaient être communiqués aux autorités américaines.

"Credit Suisse n'est qu'une parmi beaucoup d'autres banques suisses" a reconnu le site financier, pointant qu'il s'agissait toutefois de la plus grosse.

Pour enterrer la hache de guerre sur la question des actifs de ressortissants américains cachés dans les coffres des banques suisses, Berne et Washington ont conclu en août 2013 un programme répartissant les banques entre 4 catégories.

La première concerne les banques déjà visées par une enquête du département de la Justice américaine, comme c'était le cas de Credit Suisse. Si la banque a été fixée sur son sort en mai, lorsqu'elle s'est reconnue coupable d'avoir aidé de riches clients américains à frauder le fisc, une douzaine d'établissements font encore l'objet d'investigations.

La catégorie 2 concerne quant à elle les établissements susceptibles d'avoir hébergé des fonds américains non-déclarés, et qui ont accepté de coopérer avec les autorités américaines pour éviter des poursuites, moyennant cependant le risque de se voir infliger de lourdes amendes.

La centaine d'établissements qui se rangent dans cette catégorie ont jusqu'à la fin du mois pour fournir les informations demandées.

noo/ih

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