POLITIQUE

Les audiences sur le projet de loi encadrant la prostitution sont terminées

10/07/2014 08:40 EDT | Actualisé 09/09/2014 05:12 EDT
Hillary Fox via Getty Images

Les parlementaires décideront la semaine prochaine des amendements à apporter au nouveau projet de loi encadrant la prostitution au pays. Le comité de la justice de la Chambre des communes a mis fin jeudi à ses quatre jours d'audiences, à Ottawa.

Les membres ont entendu une soixantaine de témoignages, parfois très émouvants, comme la lettre d'une jeune fille dont la mère, une prostituée, a été une des premières victimes du tueur en série Robert Pickton.

D'autres témoignages étaient très crus. À Vancouver a-t-on entendu, il n'est pas rare à 8 h du matin de voir des pères chercher des services sexuels sur le chemin de la garderie.

La plupart des témoins croient que le projet de loi C-36 sur la prostitution est un pas dans la bonne direction. Par ailleurs, de façon générale, ils jugent nettement insuffisants les 20 millions de dollars mis de l'avant pour venir en aide aux travailleuses du sexe.

S'il faut changer une chose à la législation disent-ils, ce sont les dispositions qui criminalisent encore les prostituées quand elles entravent la circulation en offrant leurs services ou qu'elles sollicitent des clients là où il est raisonnable de pouvoir trouver des mineurs.

« Avoir une définition plus claire et plus serrée, ce serait bon à tout le moins », affirme le secrétaire parlementaire du ministre de la Justice, Robert Goguen.

Joy Smith, une conservatrice identifiée à la droite religieuse, qui a milité pour que le Canada adopte le modèle nordique, espère que le ministre de la Justice, Peter MacKay, sera réceptif aux propositions. Il s'est déjà dit ouvert à des amendements au projet de loi.

Les conservateurs sont majoritaires au comité de la justice de la Chambre des communes.

Avec les informations de Manon Globensky et d'Emmanuelle Latraverse

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