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Pologne: l'opposition présente une motion de défiance contre le gouvernement Tusk

09/07/2014 05:23 EDT | Actualisé 08/09/2014 05:12 EDT

Le principal parti d'opposition Droit et Justice (PiS) en Pologne a présenté mercredi une motion de défiance contre le gouvernement libéral de Donald Tusk à la suite d'une affaire d'écoutes illégales, qui n'a cependant guère de chances de passer compte tenu du rapport de force au Parlement.

"Ce gouvernement est totalement compromis et ridiculisé", par l'affaire des écoutes, a déclaré M. Jaroslaw Kaczynski, leader du PiS, devant le Parlement, en proposant de porter à la tête de l'exécutif Piotr Glinski, un professeur de sociologie de 60 ans.

Le PiS avait déjà proposé il y a un an la candidature de M. Glinski lors d'une précédente tentative pour faire tomber le gouvernement Tusk.

La coalition gouvernementale des libéraux et du parti paysan PSL devrait, sauf surprise, sortir vainqueur du vote prévu vendredi.

Le gouvernement Tusk, sous pression dans cette affaires d'écoutes illégales, a pris les devants en demandant avec succès le 25 juin que le Parlement lui renouvelle sa confiance.

Il avait alors obtenu le soutien de 237 députés contre 203.

Le Parlement doit également examiner une motion de défiance contre le ministre de l'Intérieur, Bartlomiej Sienkiewicz.

Toutes les motions de défiance présentées contre des ministres du cabinet Tusk, en place depuis novembre 2011 pour un second mandat, ont échoué jusqu'ici.

Les prochaines élections législatives régulières sont prévues en Pologne à l'automne 2015.

L'affaire des écoutes a éclaté il y a plus de trois semaines avec la publication par le magazine Wprost d'extraits de conversations privées entre de hautes personnalités de la vie politique et économique polonaise, notamment le ministre de l'Intérieur, le chef de la diplomatie Radoslaw Sikorski et l'ancien ministre des Finances Jacek Rostowski.

Leurs propos peu amènes, enregistrés à leur insu dans des restaurants de Varsovie, ont révélé toute une série d'opinions surprenantes, mettant en doute notamment l'alliance polono-américaine, ainsi que des commentaires extrêmement crus sur la politique du Premier ministre britannique, David Cameron.

mc/ea/ros

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