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Paris "soutient" le nouveau chef de l'opposition syrienne, ne modifie pas sa stratégie d'aide

09/07/2014 09:16 EDT | Actualisé 08/09/2014 05:12 EDT

La France a assuré mercredi "de son plein soutien" le nouveau chef de la coalition de l'opposition syrienne, Hadi al-Bahra, et indiqué qu'elle continuerait à apporter "une aide civile et militaire non létale", malgré les demandes répétées de livraison d'armes formulées par les opposants.

"La France félicite Hadi al-Bahra pour son élection à la présidence de la Coalition nationale syrienne", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal. "Nous attendons du nouveau président qu'il continue de porter l'engagement de la Coalition en faveur d'une Syrie libre et démocratique", a-t-il ajouté, assurant que Paris continuerait à lui "apporter son plein soutien dans sa lutte contre l'oppression et contre le terrorisme".

Hadi al-Bahra, soutenu par l'Arabie saoudite, où il réside, a été élu lors d'une réunion tenue près d'Istanbul à la tête d'une coalition faible et minée par des conflits internes et des luttes d'influence entre ses parrains arabes, Arabie saoudite et Qatar.

Il succède à Ahmad Jarba, qui dirigeait la coalition depuis juillet 2013, mais n'a pas réussi à unifier l'opposition et à obtenir un soutien militaire occidental significatif.

Les Occidentaux rechignent à livrer des armes à l'opposition syrienne de crainte qu'elles ne tombent entre les mains de groupes jihadistes.

Le président américain Barack Obama a toutefois fait un geste le mois dernier en demandant au Congrès d'autoriser un budget de 500 millions de dollars pour "entraîner et équiper" l'opposition armée modérée.

La France pour sa part "apporte une aide civile et militaire non létale", a rappelé le porte-parole du Quai d'Orsay. "Cette aide vise à permettre à l'opposition modérée de protéger la population des attaques du régime et des terroristes et de fournir des services publics de base dans les zones libérées" (sous contrôle de l'opposition modérée), a-t-il ajouté.

L'élection de M. al-Bahra intervient au moment où le régime de Damas gagne du terrain militairement et où les jihadistes de l'État islamique (EI) progressent eux aussi en Syrie.

cf/prh/ih

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