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Japon: l'autorité nucléaire diffère une étape importante pour la relance de deux réacteurs

09/07/2014 01:21 EDT | Actualisé 07/09/2014 05:12 EDT

L'autorité japonaise de régulation du secteur nucléaire, qui prévoyait de se pencher mercredi sur les conclusions d'une enquête de sûreté sur deux réacteurs de l'ouest, a finalement renoncé et différé de facto ce dossier à la semaine prochaine au plus tôt.

Une réunion des membres de cette instance indépendante a eu lieu mercredi matin, mais aucune proposition de certification des réacteurs Sendai 1 et 2 (situés dans le sud-ouest) n'a été présentée.

Ce changement de calendrier montre l'extrême prudence de l'autorité qui, depuis exactement un an, a commencé à passer en revue l'état de plusieurs réacteurs afin de se prononcer sur leur sûreté. Elle travaille sur la base de nouvelles normes durcies après l'accident de Fukushima en mars 2011 et entrées en vigueur en juillet 2013.

Le nouveau processus précise qu'un document d'approbation de la sûreté des installations doit impérativement être validé par les membres de l'autorité avant d'être soumis durant 30 jours aux commentaires publics. L'approbation définitive n'intervient qu'après.

Kyushu Electric Power, la compagnie exploitante des deux unités Sendai 1 et 2, celles dont le dossier est le plus avancé, devra aussi entre-temps remettre d'autres documents notamment sur les plans des travaux à réaliser, avant que le certificat de sûreté ne puisse être entériné.

L'autorité se borne toutefois à dire si les installations sont techniquement sûres. Il revient ensuite aux dirigeants politiques locaux et nationaux de décider du redémarrage.

Puisque la volonté du gouvernement de droite de Shinzo Abe est de relancer tous les réacteurs jugés sûrs par l'autorité de régulation, l'étape la plus délicate à franchir pourrait être l'opposition d'une partie de la population locale.

Les observateurs estiment cependant que les réacteurs Sendai 1 et 2 pourraient être remis en exploitation à l'automne.

Actuellement toutes les tranches atomiques de l'archipel sont stoppées pour examen vis-à-vis de ces normes plus sévères.

Aucun réacteur ne peut redémarrer sans que l'autorité ait approuvé les mesures prises à l'égard de cette nouvelle règlementation, décidée à la lumière des lacunes vis-à-vis des risques d'accident grave mises en évidence lors de la catastrophe de Fukushima.

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