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IBM va investir 3 mds USD de plus dans le "cloud" et l'analyse de données

09/07/2014 06:18 EDT | Actualisé 08/09/2014 05:12 EDT

Le géant américain de l'informatique IBM va investir 3 milliards de dollars de plus sur les cinq prochaines années dans le "cloud" et l'analyse de données, a-t-il annoncé mercredi dans un communiqué.

Ces fonds sont destinés à financer le développement de programmes de recherche sur ces deux nouveaux créneaux porteurs, explique le groupe.

Le premier projet vise à développer des nanotechnologies pouvant permettre à un microprocesseur de supporter un volume important de requêtes.

Ces demandes ont explosé avec la montée en puissance de l'informatique dématérialisée ("cloud") et des centres de données d'analyses et d'exploitation de masses de données électroniques ("big data").

Le but d'IBM est d'améliorer la performance de ces microprocesseurs afin qu'ils puissent exécuter des instructions et soient capables de traiter de grands volumes d'informations.

Le groupe de semi-conducteurs veut pouvoir aboutir à un boîtier en silicone de 7 nanomètres (nm), contre 22 nm aujourd'hui. Un nanomètre est égal à un milliardième de mètre.

"Passer de 22 nanomètres à 7 nm voire en dessous est un défi énorme, qui demande de grandes compétences en termes de physique et de sciences", commente le directeur de la Recherche technologique Richard Doherty, cité dans le communiqué.

Pour John Kelly, vice-président du groupe en charge de la recherche, "la question n'est pas si nous allons introduire la technologie 7 nanomètres dans la fabrication (des microprocesseurs), mais plutôt quand et à quel coût".

Il souligne que ce nouvel investissement vise à garantir que IBM produit des innovations nécessaires pour relever ces "défis".

"Big Blue" veut aussi accélérer la recherche sur les futurs ordinateurs à transistors à effet tunnel, les futurs ordinateurs quantiques ou encore sur des marqueurs indétectables pour authentifier des objets, ajoute le communiqué.

Le groupe informatique entend aussi commencer à réfléchir sur des alternatives au silicone et poursuivre sur la limitation de la consommation énergétique des supercalculateurs, ce grands centres de données énergivores.

Les ingénieurs des centres de recherches d'IBM de Zurich, New York et de Californie vont travailler ensemble sur ces programmes.

Le groupe informatique affirme aussi à travers ces investissements son recentrage sur le "cloud".

Il a acheté récemment quelques sociétés dans de nouveaux secteurs d'activités, mais aussi décidé en début d'année de revendre ses serveurs d'entrée de gamme, jugés pas assez rentables, au groupe chinois Lenovo qui avait déjà repris ses PC il y a quelques années.

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