OTTAWA - Statistique Canada demande aux participants à un test effectué en vue du recensement de 2016 de lui fournir leur numéro d'assurance sociale (NAS), affirmant que cela lui permettrait d'obtenir des données plus fiables.

L'agence tente également de déterminer si les Canadiens accepteront de lui fournir ce numéro, alors que les citoyens se font régulièrement répéter qu'ils doivent le garder confidentiel.

Le gouvernement conservateur a éliminé en 2011 le formulaire long obligatoire du recensement, le qualifiant de trop indiscret. Il a été remplacé par la controversée Enquête nationale auprès des ménages, qui est faite sur une base volontaire.

Lorsque les données tirées de l'enquête ont été dévoilées l'an dernier, il manquait de l'information sur des milliers de plus petites communautés à cause d'un faible taux de participation. Et comme certaines personnes ne voulaient pas répondre au formulaire non obligatoire, en tout ou en partie, les données sur les revenus ne sont pas exactes, selon les critiques.

L'agence demande donc à ceux qui remplissent la «version test» du formulaire court obligatoire d'inclure leur NAS, ce qui lui permettra d'obtenir de l'information de l'Agence du revenu du Canada à partir des déclarations annuelles des contribuables.

Si cet exercice est concluant, Statistique Canada pourrait un jour remplacer une section entière de son formulaire long — celle portant sur les revenus — simplement en demandant le NAS.

Ian Macredie, un ancien haut fonctionnaire de Statistique Canada, croit que l'agence tâte probablement le pouls de la population avec cette question test afin de déterminer à quel point il sera difficile d'obtenir l'information en 2016.

Le gouvernement a annoncé qu'il continuerait d'utiliser l'Enquête nationale auprès des ménages en 2016, malgré les critiques qui soutiennent que ce questionnaire ne remplace pas adéquatement le formulaire long obligatoire.

En 2006, 93,5 pour cent des Canadiens ayant reçu le formulaire long obligatoire l'avaient rempli. L'enquête non obligatoire de 2011 avait quant à elle obtenu un taux de réponse de 68,6 pour cent. Certains groupes, dont les Autochtones, s'étaient montrés particulièrement réticents à y répondre.

EN RAPPEL:

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  • Les faits saillants du recensement 2011

    . (AFP/Getty Images)

  • 33,476,688 habitants

    En mai 2011, le Canada comptait 33 476 688 habitants, près du double par rapport à 1961 et 10 fois plus qu'en 1861. (Alamy)

  • La croissance s'accélère

    La population canadienne a crû de 5,9 % entre 2006 et 2011, davantage que les 5,4 % enregistrés au cours des cinq années précédentes. (<a href="http://www.flickr.com/photos/jtbradford/" target="_hplink">Flickr: jtbradford</a>)

  • La ruée vers l'Ouest

    Pour la première fois, davantage de Canadiens (30,7 %) vivent à l'ouest de l'Ontario qu'au Québec et en Atlantique réunis (30,6 %). (Flickr: <a href="http://www.flickr.com/photos/derekgavey/" target="_hplink">derekGavey</a>)

  • Premier de classe

    La croissance de la population canadienne entre 2006 et 2011 est la plus forte des pays du G20. (<a href="http://www.flickr.com/photos/33498942@N04/" target="_hplink">Flickr: WarmSleepy</a>)

  • L'exception à la règle

    Toutes les provinces et tous les territoires - sauf les Territoires du Nord-Ouest avec deux habitants de moins - ont enregistré une croissance de leur population. (AP)

  • L'Ontario s'essouffle

    Le taux de croissance a fléchi à 5,7 % en Ontario, le plus bas dans la province depuis le débutd es années 80. (Alamy)

  • La Saskatchewan sort du rouge

    La croissance de la population en Saskatchewan atteint 6,7 %, contre une décroissance de 1,1 % entre 2001 et 2006, notamment grâce à l'accueil de 28 000 immigrants au cours des cinq derniers dernières années. (<a href="http://www.flickr.com/photos/justaprairieboy/" target="_hplink">Flickr: Just a Prairie Boy</a>)

  • Le Yukon et le Manitoba décollent

    Le taux de croissance au Yukon (11,6 %) et au Manitoba (5,2 %) a doublé depuis 2006. (<a href="http://www.flickr.com/photos/us_mission_canada/" target="_hplink">Flickr: US Mission Canada</a>)

  • L'Atlantique grandit aussi

    Le taux de croissance à l'ïle-du-Prince-Édouard (3,2 %), au Nouveau-Brunswick (2,9 %) et à Terre-Neuve-et-Labrador (1,8 %) a augmenté substantiellement entre 2006 et 2011. (<a href="http://www.flickr.com/photos/jw1697/" target="_hplink">Flickr JaimeW</a>)

  • Les villes dominent...

    Près de 7 Canadiens sur 10 vivaient dans l'un des 33 centres urbains en 2011. (<a href="http://www.flickr.com/photos/markwoodbury" target="_hplink">Flickr mark.woodbury</a>)

  • ...mais pas en Ontario...

    La croissance de la population qui vivait dans les grandes villes de l'Ontario a ralenti de 2006 à 2011. (<a href="http://www.flickr.com/photos/husseinabdallah/" target="_hplink">Flickr abdallahh</a>)

  • ...mais tout le monde est parti en Alberta?!?

    Sur les 15 communautés urbaines du pays ayant enregistré les plus fortes croissances, 10 sont situées en Alberta. (AFP/Getty Images)


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