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Paix au Mali: le président burkinabè croit à la réconciliation

30/06/2014 08:26 EDT | Actualisé 30/08/2014 05:12 EDT

Le président burkinabé Blaise Compaoré, médiateur ouest-africain dans la crise au Mali, s'est déclaré confiant dans une solution pacifique aux conflits qui agitent encore le pays car "les Maliens veulent se réconcilier".

"Il n'y a pas de possibilité pour le pessimisme parce que je crois que les Maliens aujourd'hui veulent la paix, veulent se réconcilier, veulent par le dialogue politique une solution aux crises", a déclaré M. Compaoré à son arrivée au Mali pour une visite de deux jours.

"Les Maliens veulent vivre dans un espace unitaire, veulent vivre sans extrémisme, veulent vivre réconciliés dans un Etat laïc, donc républicain, veulent arrêter la guerre et organiser le cantonnement, le désarmement (des groupes armés) et faire ramener les déplacés", a-t-il ajouté.

Selon lui, "tout est balisé pour que nous allions vers l'optimisme. Je pense que nous allons nous engager avec la communauté internationale pour accompagner le Mali vers cette perspective".

Lors de son séjour, M. Compaoré, médiateur de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) depuis 2012 dans la crise malienne, doit rencontrer les plus hautes autorités de l'Etat, dont le président Ibrahim Boubacar Keïta, les chefs de l'opposition, ainsi que Bert Koenders, chef de la Mission de l'ONU au Mali, la Minusma.

Mardi, il se rendra dans la région de Ségou, au nord-est de Bamako, où il rencontrera notamment des ressortissants burkinabè qui y sont installés.

Sa visite au Mali intervient plus d'un mois après un brusque regain de tension entre des groupes armés du Nord dans la région de Kidal, bastion de la rébellion touareg, et l'armée malienne, qui se sont affrontés pendant plusieurs jours dans des combats meurtriers.

Mais M. Compaoré, un des nombreux médiateurs au Mali, n'a pas participé au retour au calme à Kidal et semble, officiellement, ne plus jouer un rôle actif en vue d'une solution pacifique dans ce pays.

Un cessez-le feu avait été obtenu le 23 mai par le chef de l'Etat mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, président en exercice de l'Union africaine (UA), respecté à ce jour.

Des pourparlers informels entre les groupes armés et le gouvernement malien ont eu lieu à Alger, avant l'ouverture de négociations formelles prévues à la mi-juillet dans la capitale algérienne.

L'objectif est de parvenir à un accord de paix définitif, en particulier avec la rébellion touareg du Mouvement nationale de libération de l'Azawad (MNLA) qui réclame une certaine forme d'autonomie pour le nord du Mali prenant en compte l'identité propre aux Touareg de la région et son sous-développement.

Allié aux groupes islamistes armés, le MNLA avait lancé en janvier 2012 une nouvelle rébellion qui avait précipité Mali dans le chaos et abouti à une occupation du nord par les jihadistes.

Ces derniers en ont été en partie chassés par une intervention armée internationale lancée en janvier 2013 et toujours en cours.

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