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Mondial-2014 - Etats-Unis - Dempsey: Flash Gladiateur

30/06/2014 10:27 EDT | Actualisé 30/08/2014 05:12 EDT

Un match débuté par un but "flash" en 30 secondes puis fini le nez en sang comme un gladiateur: Clint Dempsey, capitaine des Etats-Unis, incarne une équipe qui aime quand il faut "souffrir pour réussir".

A Natal, le 16 juin, l'ancien attaquant de Fulham et Tottenham est entré dans l'histoire de la Coupe du monde en devenant le 5e buteur le plus rapide avec un but inscrit en 30 secondes contre le Ghana.

Dempsey est encore loin de Hakan Sukur, qui en 2002 a inscrit avec la Turquie contre la Corée du Sud le but le plus rapide en Coupe du monde, en 11 secondes (3-2 score final) lors du match pour la 3e place. Mais il fut suffisamment rapide pour que le vice-président des Etats-Unis Joe Biden, arrivé en retard au stade ce jour là, manque cette attaque éclair.

L'exploit du capitaine US a déclenché des vagues de joie devant les écrans géants aux Etats-Unis, notamment à Seattle où il joue désormais avec les "Sounders".

Puis le héros du match se prenait de plein fouet, sur un coup de pied haut involontaire, le protège tibia du Ghanéen John Boye dans le visage et finissait la rencontre le nez enflé et en sang.

De quoi enflammer la twittosphère, les stars du basket US s'en donnant à coeur joie, admirant le côté dur à cuire du joueur, comme LeBron James --"j'espère que son nez n'est pas cassé"-- ou Kobe Bryant: "en mode bestial".

Après cette victoire contre le Ghana (2-1), les Etats-Unis de Jürgen Klinsmann ont longtemps cru éliminer le Portugal et se qualifier en 8e dès leur deuxième match à Manaus. Dempsey, cocard sous l'oeil droit, avait inscrit son deuxième but à la 81e minute mais dans le temps additionnel, Varela égalisait sur une passe décisive de Cristiano Ronaldo (2-2). Tout était à refaire.

"C'est dur, mais c'est comme ça. Nous sommes Américains, nous aimons souffrir pour réussir", a alors commenté Dempsey, pas vraiment affecté par la touffeur de l'Amazonie, lui qui a grandi sous la chaleur du Texas.

- 'Tout commence par un rêve' -

Et la qualification pour les 8e de finale s'est finalement dessinée lors du dernier match, une défaite 1 à 0 contre l'Allemagne, grâce au résultat de l'autre rencontre (Portugal-Ghana).

A 31 ans, pour sa troisième Coupe du monde (il a marqué dans chaque édition), Dempsey ne tire pas de plan sur la comète et attend le prochain match, contre la Belgique.

"Nos attentes n'ont pas changé: il fallait sortir du groupe et entrer dans la phase à élimination directe, nous y sommes", a déclaré sur le site de la Fifa celui qui arbore un large tatouage d'aigle, symbole des Etats-Unis, sur son son épaule gauche, côté du coeur et du brassard.

Ce fan de pèche, père de trois enfants, se réjouit de la présence massive des fans US au Brésil, preuve qu'il se passe quelque chose autour de la sélection: "Maintenant, les choses commencent à changer, et là, au Brésil, nous avons parfois l'impression de jouer à domicile. Ca montre que le jeu entre chez les gens aux Etats-Unis".

Et pour la suite du tournoi ? L'homme aux 107 sélections et 38 buts a fait passer un message sur son compte Twitter: "tout commence par un rêve", avec une photo d'un de ses enfants endormi avec un ballon de foot aux couleurs du drapeau américain. Dempsey veut prolonger le songe.

pgr/pga/jta

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