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Rufus Wainwright au Festival de Jazz: Musique en famille (PHOTOS)

28/06/2014 01:50 EDT | Actualisé 28/06/2014 01:52 EDT
David Kirouac

Après une tournée européenne, Rufus Wainwright est venu se poser vendredi soir au Théâtre du Nouveau Monde pour un concert intime et familial aux saveurs pop-folk.

Le chanteur a sorti cette année sa compilation Vibrate: The Best of Rufus Wainwright, faisant le bilan d'une carrière prolifique ponctuée de sept albums. Et c'est le meilleur de Rufus Wainwright qu'on s'est fait servir ce vendredi au Festival de Jazz.

À son entrée sur scène, Rufus Wainwright offrait une image elton-johnesque, assis à son piano à queue arborant costume scintillant et lunettes fumées. Il s’est alors lancé dans Grey Gardens pour casser la glace.

La famille Wainwright était au centre du spectacle et ça a commencé dès la deuxième chanson, Montauk, qui parle de sa fille, Viva, et qui lui était dédiée. Requérant des doigts agiles, la ligne mélodique au piano était étourdissante.

Pas le temps de se remettre, Rufus enchaînait déjà avec Vibrate. Si la chanson a récolté de généreux applaudissements sur sa fin, le public s’est fait entendre dès les premières notes de la suivante, Out of the Game.

Avec sa voix mélodieuse et son registre impressionnant, Rufus Wainwright s’est accompagné sur plusieurs morceaux au piano. Pensons à la pièce finale de son opéra Prima Donna, Les feux d’artifice t’appellent, à la triste et belle I’m Going to a Town ou encore à la touchante Dinner at Eight, qui parle du père du chanteur.

Pour présenter sa moqueuse Me and Liza, Rufus y est allé d’un peu de théâtre, racontant une histoire sur fond de piano délirant qu’il a terminée en un cri: «Liza!». Et une Liza Minnelli – sa sœur Lucy Wainwright Roche – s’est avancée sur scène pour s’adonner avec Rufus à de gentilles escarmouches.

Guitare en main, le chanteur a demandé à Liza de chanter la chanson avec lui, ce qu’elle a fait, en plus de participer à April Fools et Gay Messiah.

La mise en scène comique terminée, Rufus s’est retrouvé seul sur scène avec sa voix pour un intermède a cappella. Livrée d’une voix solide n’ayant peur ni des graves, ni des aiguës, ni des notes qui se prolongent, Candles s’est achevée devant un public ébahi.

Rufus a ensuite fait monter sa sœur Martha sur les planches pour quelques chansons. Le chanteur s’en est retourné à son piano jouer la ballade française Nuits de Miami, chantée dans un souffle par Martha. Et c’est Martha qui a ensuite entamé à la guitare I Am a Diamond, chanson écrite par leur mère, Kate McGarrigle, et ses deux sœurs.

La prestation s’est terminée sur un tempo un peu accéléré avec Cigarettes and Chocolate, que Rufus Wainwright a tout de même pris le soin de ralentir un maximum après son «moment Tchaïkovski», fait d’accords plaqués avec vigueur.

À sa sortie de scène, le chanteur a eu droit à une ovation debout. Il est réapparu quelques instants après pour un rappel qu’il a feint de clore à quelques reprises, récoltant à chaque fois de nouvelles ovations debout.

Rufus a offert une émouvante Hallelujah aux refrains embellis des voix d’une chorale en fond de scène.

Pour les chansons suivantes, Sweet Thames, Flow Softly, l’acclamée Quand vous mourrez de nos amours de Gilles Vigneault et One Man Guy, Rufus a invité «le reste de la famille». Ses deux sœurs et une cousine l’ont accompagné à la voix et deux tantes se sont chargées du piano et de la guitare. Beau portrait de famille!

Le chanteur a clos le spectacle seul au piano, avec Poses et une dynamique The Art Teacher… et a eu droit à une dernière ovation debout.

De la famille en première partie

C’est la demi-sœur de Rufus, Lucy Wainwright Roche, qui a assuré la première partie du spectacle vendredi soir. La moins connue des Wainwright a pris le temps de faire connaissance avec le public entre ses chansons folk à la guitare. Volubile et attachante, Lucy a rapidement conquis les fans de son frère.

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