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Construction : les parties négocient pour éviter la grève

28/06/2014 07:18 EDT | Actualisé 28/08/2014 05:12 EDT
STAN HONDA via Getty Images
Construction workers at the Cooper-Hewitt National Design Museum work under the sun July 19, 2013 in New York as a heatwave continues in the US northeast. AFP PHOTO/Stan HONDA (Photo credit should read STAN HONDA/AFP/Getty Images)

Les négociations sont en cours afin d'éviter un nouvel arrêt de travail dans l'industrie de la construction. La convention collective imposée l'an dernier par le gouvernement du Québec vient à échéance lundi.

Une rencontre en présence d'un médiateur s'est déroulée vendredi entre l'Association de la construction du Québec (ACQ), la partie patronale, et l'Alliance syndicale, qui représente les secteurs industriel, institutionnel et commercial. Peu de détails ont filtré, toutefois, la consigne ayant été donnée par le médiateur de ne pas commenter les négociations.

Dans une déclaration relayée par les médias, la porte-parole de la partie patronale, Lyne Marcoux, a tout de même laissé sentir une certaine impatience : les patrons, dit-elle, ont modifié leurs demandes, alors que l'Alliance syndicale refuse de mettre de l'eau dans son vin.

Du côté syndical, on trouve prématurée la déclaration faite cette semaine par le ministre du Travail, Sam Hamad, selon laquelle ses fonctionnaires seraient déjà en train de rédiger une loi spéciale.

L'Alliance syndicale souligne que ce n'est pas parce qu'il lui sera possible d'exercer des moyens de pression dès le 22 juillet qu'elle le fera. Les travailleurs seront à ce moment-là en pleines vacances de la construction et ils préfèreront sans doute prendre le temps de bien s'organiser si toutefois ils décidaient de débrayer. Sans compter que d'ici là, le médiateur pourrait imposer un mois de pourparlers supplémentaires.

Un amphithéâtre à terminer

Mais pour les travailleurs de la construction rencontrés sur le chantier de l'amphithéâtre à Québec, la grève n'est pas à écarter. Les demandes des patrons, qui voudrait pouvoir élaborer des horaires de travailplus flexibles sans avoir à payer de temps supplémentaires, ne font pas leur bonheur.

« S'il mouille le lundi, on va être obligés de rentrer le samedi à temps simple, déplore l'un d'eux. Nous autres, on veut des horaires comme tout le monde, préétablis... On a une vie de famille la fin de semaine, c'est aussi simple que ça. Faut faire valoir nos droits aussi, sinon ils vont nous couper. Faut qu'on se batte un petit peu, là. »

À pareille date l'an dernier, les secteurs industriel, institutionnel et commercial étaient les seuls secteurs de la construction à ne pas avoir conclu d'entente. Le gouvernement péquiste avait imposé une loi spéciale qui avait prolongé d'un an leur contrat de travail.

D'après le reportage de Marie-France Abastado

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