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Washington souhaite adhérer au traité interdisant les mines antipersonnel

27/06/2014 09:10 EDT | Actualisé 27/08/2014 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont annoncé vendredi qu'ils ne fabriqueraient plus à l'avenir de mines antipersonnel, et qu'ils chercheraient désormais à adhérer au traité international les interdisant, à l'occasion d'une conférence à Maputo, au Mozambique.

"Notre délégation à Maputo a dit clairement que nous cherchions assidûment des solutions conformes à la convention d'Ottawa (le traité qui interdit l'utilisation, le stockage, la production et le transfert de mines antipersonnel) qui, à terme, permettraient aux Etats-Unis d'y adhérer", a précisé la Maison Blanche dans un communiqué.

Les Etats-Unis ne "produiront pas à l'avenir ni chercheront à acquérir de mines antipersonnel, y compris à remplacer les stocks existants", ajoute le communiqué.

Les Etats-Unis étaient le seul membre de l'Otan à n'avoir pas signé la convention d'Ottawa, entrée en vigueur en mars 1999.

Il y a environ cinq ans, Washington avait toutefois indiqué vouloir réexaminer sa position.

Depuis l'entrée en vigueur de la convention, le nombre de victimes (morts ou blessés) causées par les mines antipersonnel a été divisé par cinq, avait indiqué début 2014 l'ONG Handicap International, et 70 millions de mines ont été détruites par les 161 Etats qui ont ratifié le traité.

Deux autres superpuissances, la Russie et la Chine, de même que l'Inde et le Pakistan, refusent toujours d'adhérer au traité d'Ottawa.

Les Etats-Unis, qui ne produisent déjà plus de mines, les ont utilisées pour la dernière fois pendant la guerre du Golfe en 1991.

La porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, Caitlin Hayden, rappelle en outre que les Etats-Unis ont versé 2,3 milliards de dollars d'aide depuis 1993 à plus de 90 pays pour des programmes de destruction d'armes conventionnelles --dont font partie les mines antipersonnel.

Le Mozambique a payé un très lourd tribut: deux millions de mines antipersonnel y étaient disséminées en 1992, à la fin d'une guerre civile de seize ans, et certaines zones restent aujourd'hui très dangereuses.

are/lb

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