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Le pétrole ouvre en légère hausse à New York dans un marché surveillant l'Irak

27/06/2014 09:45 EDT | Actualisé 27/08/2014 05:12 EDT

Le pétrole coté à New York s'appréciait légèrement à l'ouverture vendredi, les investisseurs continuant à surveiller l'Irak sans paniquer, et consolidant leurs positions à l'approche du week-end.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août s'appréciait de 10 cents, à 105,94 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Depuis le début de l'offensive des insurgés jihadistes en Irak le 9 juin, "le WTI a évolué entre 105 et 108 dollars", grimpant la semaine dernière jusqu'à son plus haut niveau depuis septembre, a relevé Robert Yawger de Mizuho Securities USA.

"Il tend depuis, doucement mais sûrement, à écarter l'idée que les combats qui déchirent le nord du pays s'étendent au sud", où sont situées la majorité des infrastructures pétrolières du pays, a-t-il ajouté. "Le marché semble maintenant attendre le week-end et se place dans un mode de consolidation".

Les rebelles menés par les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) ont conquis de grandes parties du territoire depuis une offensive éclair lancée le 9 juin, mais le sud du pays est pour l'instant épargné.

Vendredi, l'armée irakienne appuyée par l'aviation tentait de déloger les insurgés de la cité clé de Tikrit, à 160 km au nord de Bagdad.

La situation semblait aussi se débloquer au niveau politique après l'annonce par le Premier ministre Nouri al-Maliki que, parallèlement à l'action militaire, une solution politique était désormais nécessaire pour sortir le pays de la crise. Le Parlement issu des élections d'avril se prépare à se réunir le 1er juillet pour lancer le processus politique de formation d'un gouvernement.

Les investisseurs surveillaient aussi la situation en Ukraine, autre front de tensions géopolitiques susceptibles d'avoir un impact sur les prix de l'énergie, "où le cessez-le-feu semble prêt à prendre fin", a remarqué Phil Flynn de Price Futures Group.

Les dirigeants de l'Union européenne, réunis à Bruxelles, ont donné trois jours à la Russie pour engager des actions concrètes destinées à faire baisser les tensions dans l'est de l'Ukraine, sous peine de nouvelles sanctions.

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