NOUVELLES

GB/UE: ultimes salves de la presse britannique contre Juncker

27/06/2014 06:43 EDT | Actualisé 27/08/2014 05:12 EDT

Tout en actant la probable "victoire de Jean-Claude Juncker" qui devait être adoubé vendredi à la tête de la Commission européenne, plusieurs journaux britanniques ont de nouveau assuré que l'ex-Premier ministre luxembourgeois avait un problème avec l'alcool.

"Craintes sur la consommation d'alcool de Juncker", titre en grand et en Une le Daily Telegraph pour introduire le sommet européen à Bruxelles au cours duquel M. Juncker devrait être désigné comme futur président de la Commission par une large majorité de chefs d'Etat et de gouvernement des 28, malgré l'opposition du Britannique David Cameron.

Le quotidien conservateur s'appuie sur deux sources diplomatiques anonymes affirmant que la consommation excessive d'alcool de M. Juncker avait été "évoquée dernièrement par plusieurs leaders européens".

Le journal cite également un témoin, toujours anonyme, qui assure que le Luxembourgeois prend du "cognac au petit-déjeuner", un argument déjà utilisé par le Mail on Sunday dimanche dernier.

Le Times de vendredi utilise exactement la même dialectique que le Telegraph et le Daily Mail en évoquant l'inquiétude que susciteraient les excès de Juncker auprès des leaders européens.

Comme ses concurrents, le journal ajoute que le Luxembourgeois, "qui fume comme un sapeur", pesait de tout son poids pour faire lever l'interdiction de griller une cigarette dans les locaux de la Commission.

Ces dernières salves parachèvent plusieurs semaines d'une campagne de dénigrement particulièrement agressive à l'encontre M. Juncker de la part de la presse britannique.

Régulièrement accusé d'être "un ivrogne", "un menteur" et "un homme du passé", M. Juncker a été désigné comme "l'homme le plus dangereux d'Europe", par le Sun.

Le tabloïd le plus lu en Grande-Bretagne a également écrit que le père de l'ancien Premier ministre du Grand-Duché, enrôlé de force lors de la Deuxième guerre mondiale, avait "combattu pour Hitler", évoquant un "lien nazi".

Des allégations qualifiées d'"écoeurantes" par le camp de M. Juncker qui s'est plaint lui-même de la presse britannique, campant devant sa maison et harcelant ses voisins.

jk/dh/ros

PLUS:hp