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Gaz : l'Ukraine doit régler ses dettes avant toute nouvelle négociation (Gazprom)

27/06/2014 09:16 EDT | Actualisé 27/08/2014 05:12 EDT

Le géant du gaz russe Gazprom a réaffirmé vendredi qu'il refusait toute nouvelle négociation avec l'Ukraine tant que celle-ci n'aurait pas réglé ses dettes, mettant en garde contre d'éventuelles perturbations dans les livraisons à l'Union européenne dans les mois à venir.

"En ce qui concerne la suite des négociations, il n'y a pas matière à discuter", a déclaré le directeur général de Gazprom Alexeï Miller au cours d'une conférence de presse.

"Il faut d'abord rembourser les dettes", a-t-il martelé.

Face au refus de Kiev de régler ses factures d'un montant jugé trop élevé, Gazprom a décidé le 16 juin qu'il ne fournirait plus de gaz tant que l'Ukraine ne se serait pas acquittée de ses dettes (plusieurs milliards de dollars) et payé à l'avance ses importations.

Le prix actuel (485 dollars pour 1.000 m3, sans équivalent en Europe) "est honnête parce qu'il figure dans le contrat", qui est "compréhensible et transparent", a souligné M. Miller.

Près de la moitié du gaz russe livré à l'UE transite par l'Ukraine, ce qui fait craindre des perturbations des livraisons, comme pendant les conflits sur le gaz de 2006 et 2009.

M. Miller a indiqué que le transit se faisait actuellement sans interruption, mais que l'Ukraine puisait dans ses réserves souterraines qui servent pendant l'hiver à assurer la fluidité du transit.

Le problème actuellement "n'est pas visible, mais deviendra très aigu dans quelques mois", a-t-il averti.

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