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Classique ou sportswear : en 2015, on mélange les modes chez les hommes

27/06/2014 12:44 EDT | Actualisé 27/08/2014 05:12 EDT

L'homme de la rue préfèrera-t-il une mode classique ou sportswear, au printemps et à l'été 2015 ? A moins qu'il n'opte pour un mélange des genres, comme chez Maison Martin Margiela et KrisVanAssche, qui ont défilé vendredi à Paris.

Le citadin de Maison Martin Margiela

Le rendez-vous était donné dans une tour désamiantée et rénovée de l'université Pierre et Marie Curie. Décors urbains pour une collection destinée à un citadin.

On y trouve des pièces classiques, comme des costumes, dans lesquelles on reconnaît l'esprit tailleur de la marque. Les imperméables, proposés en beige, blanc, bronze, noir, dans des matières légères, et même transparentes, sont une pièce maîtresse du défilé pour un printemps frais et pluvieux. En alternative, dans un tout autre style, Maison Martin Margiela propose des blousons en cuir.

D'autres pièces sont bien plus audacieuses. Comme des vêtements "bizarroïdes" : pantalon noir de costume sur une jambe, bermuda gris sur l'autre. Ou encore jean en patchwork avec pantalon classique. Au pied : des bottes ou derby avec semelle de sabot. Déjà repérée dans d'autres défilés, la couleur orange est une star du printemps-été 2015, pour être sûr de ne pas passer inaperçu.

L'audace peut également être dans les mélanges. Le gilet de costume se porte par exemple rentré dans un pantalon sportswear noir et ample, genre pantalon de montagne.

Un mannequin préfère, quant à lui, défiler torse nu. S'agit-il d'une tendance ? Des jeunes hommes avaient déjà montré leurs pectoraux à Milan et jeudi chez Issey Miyake.

Les années 80 et 90, selon Kris Van Assche

Le créateur belge, qui présentera samedi sa collection chez Dior Homme, fête les dix ans de sa marque Krisvanassche.

Quand on l'interroge sur l'identité de celle-ci, il parle du "vêtement hybride". Dans cette collection, "le jean n'est pas vraiment un jean", "les blousons deviennent des vestes", a expliqué le designer après le défilé.

Il reprend des codes des années 80 et 90, comme la cravate glissée dans la chemise, le jean neige, le bombers. "Tous ces codes, le jeune de 2015 se les approprie", raconte le créateur.

On imagine en effet sa collection sur un jeune homme. Il peut se permettre le pantalon à carreaux, car il sait le mixer. Il en casse le côté "premier de la classe", en nouant une ceinture en jean autour de la taille, ou en le portant avec un sac à dos de lycéen.

"On n'est plus dans une époque où soit on est élégant, soit on est sportswear", estime le designer. Le costume se porte d'ailleurs avec des claquettes au pied. Ces sandales, presque celles que l'on utilise au bord de la piscine municipale, sont d'ailleurs une tendance lourde déjà repérée chez Raf Simons, Carven et même aux pieds des invités aux défilés, toujours à la pointe de la mode.

Les défilés se poursuivent vendredi avec Givenchy.

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