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Murdoch à Londres pour évoquer les conséquences du procès des écoutes de presse

26/06/2014 05:20 EDT | Actualisé 26/08/2014 05:12 EDT

Le magnat des médias Rupert Murdoch était jeudi à Londres afin d'y évoquer les conséquences du procès-fleuve sur le scandale politico-médiatique des écoutes illégales pratiquées par l'un de ses fleurons au Royaume-Uni, le défunt News of the World (NotW) .

Le patron de presse américain de 83 ans n'avait pas encore réagi officiellement jeudi aux conséquences de l'affaire qui a coûté à son groupe plus d'un demi-milliard de livres (620 millions d'euros) en indemnisation des victimes et frais de justice, selon les estimations des médias.

Le Guardian, en pointe dans la dénonciation des pratiques du NotW a fait état de la possible audition de M. Murdoch par Scotland Yard, afin de déterminer les éventuelles responsabilités de la direction du groupe dans les pratiques délictueuses de la rédaction.

Cependant, un porte parole de "News Uk", la branche britannique de son empire de presse, s'est refusé jeudi au moindre commentaire sur l'objet de la venue à Londres de M. Murdoch.

"Nous ne discutons jamais les déplacements de nos hauts dirigeants" a-t-il indiqué.

"News UK" avait préalablement indiqué avoir "procédé à des changements (...) afin de s'assurer que des mauvais comportements de la sorte ne se reproduisent plus".

M. Murdoch a été photographié par l'AFP tout sourire, assis sur le siège passager à l'avant d'une 4X4. Il lisait le Sun, le premier tirage tabloïd britannique lui appartenant, qui avait remisé en pages intérieures le scandale des écoutes.

Dans une double page le Sun choisissait jeudi de dénoncer le coût pour le contribuable du procès le plus cher de l'histoire du pays, avec 130 jours d'audience étalés sur 8 mois.

Il a par ailleurs calculé que s'ajoutait à l'ardoise 32,7 millions de livres (40 millions d'euros) de frais d'enquête, pour les policiers "qui ont ignoré les crimes les plus graves pour poursuivre des journalistes".

Au terme du procès, Andy Coulson, ex-rédacteur en chef du NotW, et ancien directeur de la communication du Premier ministre David Cameron a été reconnu coupable d'écoutes illégales.

L'autre accusée phare, la très influente Rebekah Brooks, 46 ans, protégée de Murdoch a été acquittée de toutes les charges pesant sur elle.

Fermé dans la précipitation à l'été 2011, le journal dominical a écouté les téléphones de centaines de personnes, des célébrités comme le prince William et Kate Middleton ou l'acteur Jude Law, mais aussi des anonymes propulsés à la une de l'actualité, pour décrocher des scoops.

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