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Merkel prend un bain de foule pour les cérémonies du centenaire de la Grande guerre

26/06/2014 11:39 EDT | Actualisé 26/08/2014 05:12 EDT

La chancelière allemande Angela Merkel a pris un bain de foule jeudi à Ypres, en Belgique, à son arrivée à des cérémonies organisées pour le centenaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale.

Mme Merkel, souriante, est arrivée sur la Grand place de cette ville flamande martyre de la Grande guerre, où elle a été accueillie par le président du Conseil européen, le Belge Herman Van Rompuy.

Elle a alors traversé la place et s'est dirigée vers la foule massée derrière des barrières, qui l'a applaudie. Elle a salué quelques personnes et serré des mains, avant de retraverser la place pour rejoindre ses homologues européens.

La plupart d'entre eux, peu connus des citoyens, sont arrivés à Ypres dans une relative indifférence, à l'exception du président français François Hollande et du Premier ministre belge Elio Di Rupo.

M. Di Rupo, qui assure les affaires courantes dans l'attente de la formation d'un gouvernement après les législatives du 25 mai, est de loin l'homme politique francophone le plus populaire dans la partie néerlandophone du pays.

Le point d'orgue des commémorations a été la cérémonie du Last Post, qui se déroule tous les jours Porte de Menin, par laquelle passèrent des centaines de milliers de soldats de l'Empire britannique se rendant au front.

Les 28 chefs d'Etat et de gouvernement se sont rendus sous l'imposant monument en forme de double arche pour la sonnerie d'hommage aux morts. Quelque 55.000 noms y sont gravés.

Après un dépôt de gerbe, ils ont observé une minute de silence et des pétales de coquelicot, la fleur du souvenir des combattants de 14-18 dans l'ensemble du Commonwealth, sont tombées des voutes.

Ypres, où se sont déroulées plusieurs batailles majeures de la Guerre de 14-18 et où ont été utilisées pour la première fois des armes chimiques, a payé un lourd tribut. La ville fut entièrement détruite et des dizaines de milliers de soldats de l'Empire britannique y furent tués.

"Quatre générations sont passées, cent ans. Mais notre mémoire est intacte", a déclaré M. Van Rompuy dans une brève allocution. "C'est cela qu'ici, ensemble, représentants de nos 28 pays unis, nous réaffirmons. Nous sommes les gardiens de la vigilance".

"C'est à nous que revient, en actes et en paroles, d'enrayer les spirales et surenchères, d'entretenir la confiance, de sauvegarder la paix, cette paix qu'on peut rêver perpétuelle", a-t-il ajouté.

Les dirigeants européens se sont ensuite rendus à l'Hôtel de ville pour un dîner de travail consacré aux priorités de l'UE, et donc au programme de la prochaine Commission, pour les cinq prochaine années. Ils rentraient ensuite à Bruxelles pour leur deuxième jour de sommet vendredi, consacré à la désignation du futur président de la Commission européenne.

jlb/cb/mr

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