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Ukraine: Steinmeier voit de "petites chances" de désescalade

25/06/2014 04:13 EDT | Actualisé 24/08/2014 05:12 EDT

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a déclaré mercredi entrevoir de "petites chances" de désescalade en Ukraine, mais noté que la situation restait "fragile" comme en témoigne l'attaque d'un hélicoptère par des séparatistes prorusses.

"Il existe de petites chances (de désescalade) mais nous sommes loin d'être autorisés à faire preuve d'optimisme", a déclaré M. Steinmeier avant une réunion avec ses homologues des pays de l'Otan à Bruxelles.

L'attaque mardi d'un hélicoptère de l'armée ukrainienne, qui a fait neuf morts, "démontre combien est fragile la situation et avec quelle vitesse les progrès peuvent être annihilés par l'activité de séparatistes dans l'est de l'Ukraine, peut être avec le soutien d'une tierce partie", a ajouté le ministre, de retour d'Ukraine.

La crise ukrainienne est au menu des discussions de la réunion de l'Otan, à laquelle participe notamment le secrétaire d'Etat américain John Kerry.

"Nous allons réexaminer les mesures que nous avons déjà prises pour renforcer notre défense collective" face à "l'agression de la Russie contre l'Ukraine", a indiqué le secrétaire général de l'Alliance, Anders Fogh Rasmussen. "Je regrette de dire que nous n'avons pas vu de signes que la Russie respecte ses engagements internationaux", a-t-il ajouté.

Moscou a déclaré mercredi espérer que ses "signaux positifs" à l'égard de Kiev, tels que la décision de lever l'autorisation parlementaire d'une intervention militaire, "seront entendus".

Le chef de la diplomatie britannique, William Hague, a cependant affirmé à Bruxelles que les Occidentaux n'avaient pas encore "vu les actes qui correspondent" à ces engagements.

L'absence de progrès réels "renforce la justification" pour la prise de nouvelles sanctions par l'Union européenne, a-t-il prévenu.

"La Russie a jusqu'à vendredi pour démontrer qu'elle cherche sérieusement à faire baisser la tension", a précisé le ministre néerlandais Franz Timmermans, avant le sommet qui réunit en fin de semaine les dirigeants de l'UE à Bruxelles.

jri/cb/pt

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