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Mondial-2014 - Ghana-Portugal - Bento: "Je ne démissionnerai pas"

25/06/2014 12:35 EDT | Actualisé 25/08/2014 05:12 EDT

Le sélectionneur portugais Paulo Bento, qui a écarté une démission en cas d'élimination, a estimé que son équipe devait gagner contre le Ghana avant de penser au match États Unis - Allemagne.

Paulo Bento a aussi critiqué plusieurs décisions de la Fifa.

Q: Des grandes équipes européennes ont été éliminées, pensez-vous que ce soit la faute de leur championnat?

R: "Mon unique préoccupation est le match de demain. Penser aux autres équipes et les raisons de leur élimination... on verra ça plus tard. On a assez à faire avec notre stratégie pour demain. La situation extrêmement compliquée qu'on doit affronter. Notre motivation doit être grande, élevée, simplement parce que nous défendons l'équipe nationale, que ce soit le dernier match ou non dans cette grande compétition. La motivation doit toujours être là (...) Il faut gagner et après on verra. On sait que la situation est compliquée et qu'il y a d'autres choses qui entrent en jeu. Mais, nous on doit choisir une stratégie pour gagner contre une équipe (Ghana) qui est techniquement évoluée, très forte physiquement, avec des joueurs rapides en contre-attaque, une équipe qui va s'engager et qui va essayer de se qualifier. Le Ghana va aussi tenter de gagner pour passer".

Q: N'avez-vous pas peur d'un arrangement entre l'Allemagne et les États-Unis? Un nul entre eux vous élimine même si vous gagnez.

R: "Non, il ne doit pas y avoir de peur. Il doit y avoir du respect, de la dignité, du travail et il faut essayer d'être compétent. Je ne dis rien de plus. On a un match à faire, les États-Unis et l'Allemagne ont un match à faire. Nous, on ne peut jouer que le nôtre. En 25 ans de football et 45 ans de ma vie, je me suis habitué à respecter les autres pour que les autres me respectent. Si ça pouvait être comme ça! Si tout le monde pouvait penser comme ça, le monde serait meilleur et le football serait bien meilleur".

Q: Quelle est votre situation avec la fédération? Votre avenir?

R: "La situation est pacifique, très simple. La confiance en moi de la part de la fédération portugaise de football et du staff, et de son président ne date pas d'aujourd'hui mais d'il y a longtemps. Vous voulez que je vous dise? Ca date d'avant le match contre la Suède (barrage de qualification pour le Mondial). Quand cela a été compliqué contre l'Azerbaïdjan et Israël (en qualifications), jamais cette confiance n'a manqué. Et, aujourd'hui non plus (...) Je le dis: l'unique responsable pour tout ce qui se passe a tous les niveaux de la sélection nationale, l'unique responsable c'est moi. Naturellement, on va analyser, et nous asseoir quand ce sera le moment. (...) Vous (journalistes portugais) me posez la question après avoir écrit que j'allais partir. Le plus logique aurait été le contraire: vous auriez pu me demander et écrire ce que je disais et non pas ce que vous vouliez. Mon sentiment est le même qu'avant le match contre la Suède avec l'orgueil et la satisfaction d'être avec la sélection nationale (...) Je connais ma responsabilité et je sais qu'en avril, on a trouvé un accord avec la fédération qui n'avait pas seulement à voir avec les résultats au Mondial mais aussi des objectifs pour 2016. Et, donc, quoiqu'il se passe lors du match de demain, je ne démissionnerai pas du poste de sélectionneur. Ce n'est pas mon intention. Ce n'est pas l'intention de la fédération et pas l'intention de son président. Avec ça, tout est dit.

Q: Vous vous entraînez sur un terrain qui n'est pas celui du match pour préserver le terrain du Mané Garricha?

R: "C'est l'indication (décision) que nous a donnée la Fifa. Je pourrais en mentionner d'autres. On avait choisi en décembre un hôtel pour le match à Manaus. Il y avait deux hôtels proposés par la Fifa, mais après la Fifa nous a donné l'autre. Les choses ne se passent pas toujours de la meilleure manière même dans des grandes institutions comme la Fifa. Il y a aussi le fait d'avoir joué à 13h00 à Salvador. Pour moi, jouer dans ces conditions n'est pas mauvais pour la sélection portugaise mais mauvais pour toutes les sélections. Je vais donner un exemple: on conseille aux êtres humains de ne pas aller à la plage à 13h00, parce que le soleil est haut et fait mal (...) Il faut voir si à l'avenir c'est la meilleure solution pour les joueurs de football".

pgf/dhe

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