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Le pétrole monte à New York

25/06/2014 03:03 EDT | Actualisé 25/08/2014 05:12 EDT

Les cours du pétrole coté à New York ont avancé mercredi, dopé par des spéculations sur une levée prochaine d'une interdiction sur les exportations de brut américain.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août a gagné 47 cents, à 106,50 dollars, sur le New York Mercantile Exchange(Nymex).

"Le WTI a bénéficié d'informations publiés (mardi) soir sur l'autorisation qui va être accordée (à deux sociétés texanes) par les autorités américaines à exporter du condensat", un type de pétrole extrêmement léger, a indiqué John Kilduff, de Again Capital, en référence à un article du Wall Street Journal.

Les Etats-Unis disposent de condensat en grande quantité grâce au boom du gaz de schiste extrait par fracturation hydraulique.

L'interdiction d'exporter du pétrole brut depuis les États-Unis, adoptée en 1975 dans le sillage du choc pétrolier de 1973 et échappant aux produits raffinés, reste bien en vigueur.

"Mais en utilisant cette sorte de passe-passe qui permet de ne pas qualifier de brut un produit qui n'a été que marginalement traité, les autorités montrent qu'elles commencent à se pencher sur la question des exportations de brut", a remarqué Carl Larry de Oil Outlooks and Opinion.

L'exploitation des gaz de schiste du Dakota du Nord, du Texas et de Pennsylvanie a en effet dopé la production de brut aux Etats-Unis, réduisant nettement les besoins en importations de brut et créant même des surplus.

Le secteur pétrolier et une partie des élus du Congrès fait du coup pression pour que l'administration lève l'interdiction d'exporter du brut américain.

"C'est en tout cas un premier pas et cela va permettre de réduire l'abondance des réserves dans le pays, et c'est cela qui fait monter les prix", a noté M. Kilduff.

Le marché digérait aussi mercredi une hausse inattendue des stocks américains de brut la semaine dernière : selon le département américain à l'Énergie (DoE), ils ont augmenté de 1,7 million de barils, alors que les analystes tablaient sur une baisse de 1,2 million de barils.

A 388,1 millions de barils, ces stocks se maintiennent proches de leur sommet atteint fin avril à 399,4 millions de barils.

Une hausse des stocks est généralement mal reçue par les investisseurs, qui y voient un mauvais signe pour la demande énergétique des États-Unis, premier consommateur mondial d'or noir.

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