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France: nouvelle journée de grève des contrôleurs aériens, des passagers bloqués à Orly

25/06/2014 05:16 EDT | Actualisé 25/08/2014 05:12 EDT

Annulations de vols, retards probables, plusieurs centaines de passagers bloqués: le ciel restait perturbé mercredi au dessus de la France, au deuxième jour d'une grève de contrôleurs aériens qui réclament davantage de moyens pour la navigation aérienne.

Quelque 200 à 250 passagers, bloqués après l'annulation de leurs vols, ont passé la nuit dans les terminaux de l'aéroport parisien d'Orly. La plupart devait embarquer sur des vols de la compagnie à bas coûts Vueling (groupe IAG) à destination de l'Espagne et du Portugal, a précisé une source aéroportuaire. Des lits de camp ont été installés et des boissons distribuées.

Une centaine d'autres passagers ont été reconduits chez eux en bus à la fermeture de l'aéroport, a précisé une deuxième source.

Mercredi, la situation n'était pas encore réglée, d'autres passagers ayant découvert le matin que leur vol était annulé ou retardé. Au total, 600 personnes restaient "sur le carreau" vers 09H00 (7H00 GMT), a expliqué la première source.

Pour la journée de mercredi, la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC) a demandé de nouveau aux compagnies d'annuler préventivement 20% de leurs vols dans les aéroports du sud de la France (Lyon, Marseille, Toulouse et Bordeaux), ainsi que les vols au départ de Paris à destination du sud de la France, de l'Espagne, du Portugal, Maroc, Tunisie et Algérie.

D'une manière générale, l'impact de la grève restait limité mercredi dans les aéroports parisiens. A Roissy-Charles-de-Gaulle, le trafic était "fluide". Les compagnies ont en général pu prévenir les passagers à l'avance.

Comme mardi, les aéroports les plus affectés en régions sont ceux du sud de la France.

La grève a été lancée, en principe jusqu'à dimanche, par un syndicat minoritaire de contrôleurs aériens, l'Unsa-ICNA, qui proteste contre les moyens trop faibles accordés, selon lui, à la navigation aérienne pour 2015-2019 dans un "plan de performance" que la France doit présenter d'ici au 30 juin à Bruxelles.

Le syndicat devait être reçu mercredi au secrétariat d'Etat aux Transports et décider ensuite s'il lève ou pas le mouvement.

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