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France: la croissance sera moins importante que prévu par le gouvernement (agence statistique)

25/06/2014 02:22 EDT | Actualisé 24/08/2014 05:12 EDT

L'Institut français de la statistique (Insee) a annoncé mardi soir une prévision de hausse du PIB de seulement 0,7% cette année et une augmentation du chômage, douchant les espoirs de croissance et d'emploi du gouvernement.

L'Institut national de la statistique et des études économiques, dans une note intitulée "La croissance revient mais ne décolle pas", est plus pessimiste que l'exécutif, qui a bâti son budget sur une prévision de croissance de 1% cette année.

Le ministre des Finances Michel Sapin a toutefois maintenu sa prévision, contestée par la quasi totalité des économistes et par la Cour des comptes, jugeant qu'"on n'est pas très loin".

"L'Insee dit que la croissance est là et ça c'est nouveau", a déclaré le ministre à l'AFP. "L'Insee dit que la croissance ne décolle pas, notre objectif, c'est de la faire décoller, nous allons la faire décoller", a-t-il ajouté.

L'exécutif veut croire à un "choc de confiance" résultant de ses diverses mesures de soutien aux entreprises, déjà appliquées ou tout juste annoncées.

Tout écart avec la prévision de croissance est de mauvais augure pour les objectifs budgétaires de la France, qui s'est engagée à ramener son déficit à 3% du produit intérieur brut (PIB) l'an prochain, après 3,8% cette année.

L'an dernier, la France avait vu son PIB progresser de 0,4%.

Sur le front de l'emploi, l'Insee prévoit que le chômage augmente de 0,1 point au 2e trimestre pour atteindre 9,8%, niveau auquel il se stabiliserait jusqu'à la fin de l'année.

Certains signaux sont repassés au vert en France, mais trop timidement pour égaler le dynamisme de l'Allemagne (2,1% attendus en 2014), du Royaume-Uni (2,8%) ou de l'Espagne (1,3%), laquelle part il est vrai "de plus bas", a rappelé lors d'une conférence de presse Vladimir Passeron, chef du département de la conjoncture de l'Insee.

"Il y a des pays qui font mieux, d'autres moins bien", a-t-il tempéré, rappelant que la France se situait tout juste dans la moyenne de la zone euro.

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