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Espagne: le juge maintient l'inculpation de la soeur du roi

25/06/2014 04:08 EDT | Actualisé 24/08/2014 05:12 EDT

La justice a décidé mercredi de maintenir l'inculpation de l'infante Cristina, la soeur du nouveau roi d'Espagne Felipe VI, dans un vaste scandale de corruption, ouvrant la voie à un procès inédit dans l'histoire du pays.

Le juge José Castro, du tribunal de Palma de Majorque aux Baléares, qui a clos son enquête mercredi, a maintenu l'inculpation de Cristina pour "deux délits présumés contre le Trésor public et un pour blanchiment de capitaux", selon le tribunal.

Il a également conclu que devait rester inculpé l'époux de Cristina, Iñaki Urdangarin, soupçonné de corruption, qui pourra, comme les autres inculpés, faire appel de sa décision.

En revanche, le juge a accordé "le non-lieu provisoire, entre autres, pour Carlos Garcia Revenga", secrétaire particulier et homme de confiance des infantes, Cristina et sa soeur aînée Elena.

Ce éminent conseiller, l'un des seuls à tutoyer les infantes, avait dû s'expliquer sur son rôle dans l'institut Noos, une société de mécénat présidée par Iñaki Urdangarin de 2004 à 2006 et que le juge soupçonne d'avoir permis le détournement quelque six millions d'euros de fonds publics.

Une fois épuisés les éventuels recours, la décision finale de renvoyer ou non l'infante en procès sera prise par le tribunal provincial, une instance supérieure.

S'il devait avoir lieu, ce procès aurait des conséquences imprévisibles pour l'image de Felipe VI, devenu roi d'Espagne le 19 juin et qui a promis de suivre une conduite "honnête et transparente".

Depuis deux ans et demi, Cristina et son mari sont écartés des activités officielles de la famille royale, se retrouvant au coeur de ce scandale qui a contribué à faire plonger la popularité de la couronne d'Espagne, jusqu'au coup de théâtre le plus spectaculaire: l'annonce le 2 juin, par le roi Juan Carlos, de son abdication.

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