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Chypre: la récession sera plus faible que prévu (Banque centrale)

25/06/2014 10:58 EDT | Actualisé 25/08/2014 05:12 EDT

L'économie de Chypre, ébranlée par une crise financière qui a obligé l'île à recourir en mars 2013 à un plan de sauvetage de 10 milliards d'euros assorti de conditions draconiennes, devrait connaître en 2014 une récession moins importante que prévu.

Selon le gouverneur de la Banque centrale de Chypre, Chrystalla Georghadji, qui tenait mercredi sa première conférence de presse depuis sa nomination en avril, le secteur bancaire, qui s'est écroulé avec la crise, commence à se redresser.

Au total, l'économie s'est contractée de 4,1% au premier trimestre 2014, un recul inférieur aux 5% enregistrés au dernier trimestre 2013, a-t-elle expliqué.

A l'issue de leur dernière évaluation en mai, les bailleurs de fonds internationaux avaient prévu une contraction de 4,2% en 2014 et une reprise plus lente que prévue en 2015 "avec une croissance de 0,4%".

Mais "au vu les développements", les perspectives de la "troïka" des bailleurs de fonds (l'Union européenne, Fonds monétaire internationale et Banque centrale européenne) apparaissent "plutôt pessimistes", a estimé Mme Georghadji, qui s'attend à une contraction de 4% du produit intérieur brut (PIB) cette année.

Agée de 58 ans, Mme Georghadji, ancienne ministre des Finances, était auditeur général chargée du suivi des dépenses publiques depuis 1998 et avait régulièrement dénoncé gaspillages et la corruption.

Parmi les signes d'un redressement, elle a cité l'amélioration des notations des agences bancaires, le retour sur les marchés internationaux de la dette et la levée en mai des restrictions sur les mouvements de capitaux à l'intérieur du territoire.

Les restrictions imposées aux mouvements de capitaux à l'international seront levées dès la "restauration totale de la confiance dans les banques", a-t-elle assuré.

"En 2013, notre pays a connu une situation sans précédent, cela a été une année de conséquences que nous voudrions tous surmonter", a-t-elle ajouté.

Chypre a frôlé la faillite en raison de l'exposition de ses banques à la crise grecque et a dû se résoudre à procéder à des coupes budgétaires radicale, à engager des privatisations et à liquider l'une de ses principales banques.

Les principaux sujets d'inquiétude restent désormais le taux de chômage chez les jeunes estimé à environ 40% et la forte proportion de prêts non-performants, qui pèse sur le redressement des banques.

"Le chemin est long, de nombreux défis existent encore et il n'y a pas de place pour la complaisance", a insisté Mme Georghadji.

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