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Argentine et fonds "vautours" ont entamé des discussions (médiateur)

25/06/2014 06:40 EDT | Actualisé 25/08/2014 05:12 EDT

Des avocats de l'Argentine et des fonds "vautours" ont entamé des discussions sur l'application de la condamnation de Buenos Aires à verser plus d'un milliard de dollars de dette impayée à ces fonds, a indiqué mercredi leur médiateur américain.

Le médiateur à cette rencontre, l'avocat américain Daniel Pollack, nommé lundi par un juge fédéral des Etats-Unis, a affirmé avoir rencontré les représentants des deux parties pendant plusieurs heures jeudi, après avoir communiqué avec eux par téléphone au cours des deux derniers jours.

"Aucune décision n'a été prise", a toutefois précisé M. Pollack dans un communiqué.

"Les (deux) parties, via leurs avocats, ont convenu que la teneur de ces discussions resterait confidentielle afin d'aboutir plus facilement à une éventuelle décision", a-t-il ajouté.

La presse argentine avait rapporté auparavant que des avocats de l'Argentine et des fonds s'étaient réunis mais n'avaient pas entamé de négociations.

Le site internet argentin Infobae avait qualifié la rencontre de "protocolaire". "Face à face, l'Argentine s'est assise avec les vautours et le médiateur", avait pour sa part titré l'influent quotidien argentin Clarin.

Le ministre argentin de l'Economie Axel Kicillof a prononcé mercredi au siège des Nations unies un discours sur le processus de désendettement de l'Argentine et le long combat du pays sud-américain perdu devant la justice des Etats-Unis face aux fonds spéculatifs NML Capital et Aurelius Management.

Récalcitrants à tout échange de dette impliquant un manque à gagner, les fonds NML et Aurelius ont obtenu gain de cause sur leur revendication initiale.

L'Argentine, qui a fait faillite après la crise économique de 2001, rembourse ses dettes auprès de la plupart de ses créanciers privés (93%) à hauteur de 30% de la mise initiale, mais 7% d'irréductibles investisseurs comme NML et Aurelius ont fait le pari de refuser les restructurations de dette de 2005 et 2010 et réclament 100% de la valeur inscrite sur les bons argentins.

Pour expliquer que les discussions sur le fond tardent à débuter, les journaux argentins mettent en avant que le médiateur nommé lundi a besoin de temps pour s'imprégner de ce dossier sensible.

Le chef du gouvernement argentin Jorge Capitanich a assuré mercredi que le déplacement de M. Kicillof à New York était indépendant du processus de négociation.

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