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Un nouveau procès pour la Chinoise qui a tué et dépecé son mari

24/06/2014 09:15 EDT | Actualisé 24/08/2014 05:12 EDT
Flickr/orangesparrow

PÉKIN, Chine - Une Chinoise condamnée à mort pour avoir tué et dépecé son mari après des années de violence conjugale aura finalement droit à un nouveau procès.

Le plus haut tribunal de Chine, la Cour suprême populaire, a annulé la condamnation à mort prononcée en 2011 contre Li Yan, dont l'histoire était devenue un point de ralliement pour les militants contre la violence domestique en Chine — un pays où les policiers et les tribunaux ferment souvent les yeux sur de tels événements.

Mme Li devrait échapper à la mort au terme de son nouveau procès, après que des centaines d'avocats, d'intellectuels et de militants aient signé l'an dernier une pétition réclamant pour elle la clémence des tribunaux.

Le frère de Mme Li, Li Dehuai, a indiqué par téléphone que le tribunal a statué que les faits dans cette affaire étaient nébuleux et les preuves ambiguës.

Au moment de son arrestation, en 2010, Mme Li a raconté que son mari se soûlait fréquemment, qu'il la battait, qu'il lui brûlait le visage avec des cigarettes et qu'il l'enfermait sur le balcon en plein hiver. Elle l'a finalement frappé à la tête et tué le soir du 3 novembre 2010. Prise de panique, elle a alors dépecé le corps, faisant bouillir certaines parties et tentant d'en brûler d'autres pour s'en débarasser.

Mme Li a finalement appelé une amie pour lui demander de communiquer avec la police.

Lors de son procès, en 2012, un tribunal de la province de Sichuan a estimé que les preuves étaient insuffisantes pour déterminer que Mme Li était victimisée depuis plusieurs années.

Ses partisans estimaient qu'elle avait droit à une certaine clémence en raison des multiples agressions subies, et après qu'elle se soit adressée sans succès à la police et à des organismes gouvernementaux d'aide aux femmes.

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