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Un responsable de Greenpeace allait au travail en avion

24/06/2014 06:37 EDT | Actualisé 24/08/2014 05:12 EDT

L'association écologiste Greenpeace était dans l'embarras mardi après la révélation qu'un de ses hauts responsables voyageait en avion deux fois par mois entre son domicile à Luxembourg et son travail à Amsterdam.

"Il ne voyagera plus en avion pour Amsterdam, il optera dorénavant pour le train", a déclaré à l'AFP Mike Townsley, porte-parole de Greenpeace.

L'association écologiste estime que la réduction des émissions de CO2 passe notamment par une baisse du nombre de voyages en avion, surtout pour les courtes distances.

Greenpeace a confirmé ces trajets après leur révélation dans un article publié lundi par le Guardian.

Après avoir été directeur de Greenpeace France, Pascal Husting est devenu en 2011 le numéro deux de l'association dont le quartier général se trouve à Amsterdam. Mais il ne déménage pas, pour des raisons familiales.

Le train ou la voiture représentant une énorme perte de temps pour couvrir les 400 kilomètres, il opte pour l'avion, d'abord à raison d'un aller-retour par semaine, ensuite à deux aller-retours par mois.

"Cela a été un compromis difficile pour Pascal, il avait une famille et sa femme était enceinte", a soutenu M. Townsley, selon lequel les frais étaient pris en charge par Greenpeace : "au départ, c'était une solution temporaire, mais ça a duré plus que nécessaire".

Dans le quotidien néerlandais Algemeen Dagblad, M. Husting explique : "j'avais déjà déménagé deux fois en deux ans et mes enfants auraient été confrontés à une nouvelle langue".

"Cela fait cinq ans que je n'ai pas pris l'avion pour des raisons privées", se défend en outre Pascal Husting, assurant être conscient des problèmes environnementaux causés par les avions.

Il s'agit d'une nouvelle cause d'embarras pour Greenpeace : une semaine auparavant, l'association avait indiqué qu'un de ses employés avait perdu 3,8 millions d'euros de donations sur le marché des taux de change.

Le directeur de Greenpeace UK, John Sauven, a tenu à s'excuser, à titre personnel, sur le site internet britannique de l'association.

"Etait-ce une bonne décision d'autoriser Pascal à voyager de la sorte pendant un moment pour qu'il tente de trouver un équilibre entre son travail et sa vie de famille? Quel genre de compromis sommes-nous prêts à faire dans nos efforts en vue d'un monde meilleur?", s'est interrogé John Sauven.

"Il est clair que de nombreux supporteurs de Greenpeace pensent que c'était une mauvaise décision", a-t-il conclu : "j'ai entendu beaucoup de colère et de déception".

ndy/cjo/pt

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