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Grève du contrôle aérien en France: annulations préventives et retards limités

24/06/2014 06:13 EDT | Actualisé 24/08/2014 05:12 EDT

Une grève des contrôleurs aériens français entraînait mardi des retards pour les avions survolant le sud de la France, mais pas d'annulations à chaud, les compagnies ayant en amont supprimé des vols, en particulier vers l'Europe du Sud et le Maghreb.

Pour limiter les effets du mouvement lancé jusqu'à dimanche par un syndicat minoritaire, la direction générale de l'Aviation civile (DGAC) avait demandé lundi aux compagnies aériennes de supprimer 20% des vols passant dans le sud de la France où le syndicat Unsa-ICNA est le plus représenté.

Selon la DGAC, le trafic était en milieu de matinée "conforme aux prévisions", avec toutefois "une augmentation des retards", de 30 à 45 minutes, des vols vers le sud ou partant du sud de la France.

"Le service minimum est appliqué" et les contrôleurs en grève sont réquisitionnés pour garder "50% des effectifs en poste", a précisé un porte-parole de la DGAC.

Selon le secrétariat d'Etat aux Transports, environ 75% des vols initialement programmés devaient être assurés en moyenne pendant la semaine.

Air France a prévu d'assurer mardi la totalité de ses vols long-courriers et 90% de ses vols court et moyen-courriers (France-Europe). Ce programme était "tenu", selon la DGAC.

L'impact dans les aéroports européens semblait très limité mardi en fin de matinée. La compagnie irlandaise Ryanair, qui milite pour le retrait du droit de grève aux contrôleurs aériens en Europe, a toutefois fait état de retards allant jusqu'à quatre heures et de 96 vols annulés (sur un total de 1.600 prévus).

Cette grève, "dommageable pour le secteur du transport aérien en pleine restructuration", tombe "au plus mauvais moment de l'année", puisqu'elle couvre "le premier week-end de grands départs pour les vacances", a déploré la Fédération nationale de l'aviation marchande (Fnam).

L'Unsa-ICNA a appelé à cesser le travail, du 24 au 29 juin, pour protester contre les moyens trop faibles, selon lui, accordés à la navigation aérienne dans le plan à cinq ans que la France doit présenter d'ici au 30 juin à Bruxelles.

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