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Tunisie: l'inscription des électeurs commence, les dates des scrutins en suspens

23/06/2014 07:53 EDT | Actualisé 23/08/2014 05:12 EDT

La Tunisie a lancé lundi l'inscription des électeurs en vue des élections législatives et présidentielle prévues en fin d'année et bien que les dates de ces scrutins devant déboucher sur les premières institutions pérennes depuis la révolution restent en suspens.

Le Premier ministre Mehdi Jomaa et le président de l'instance chargée d'organiser ces scrutins (Isie), Chafik Sarsar ont solennellement donné le coup d'envoi des inscriptions depuis la mairie de Tunis, selon un communiqué du gouvernement.

L'Isie a mis en place un centre d'appel samedi pour répondre aux Tunisiens qui peuvent s'inscrire par Internet, SMS ou en se rendant dans les administrations compétentes d'ici au 22 juillet, date de fin de la campagne.

Ceux inscrits lors des élections de l'Assemblée nationale constituante (ANC) d'octobre 2011 n'ont pas besoin de refaire cette démarche.

Le corps électoral est estimé à quelque sept millions d'électeurs mais seuls 4,1 millions ont effectué en 2011 les démarches pour s'y inscrire. Contrairement aux précédentes élections, seuls ceux étant sur les listes électorales pourront glisser un bulletin dans l'urne en 2014.

Pour maximiser leur nombre, l'Isie a installé des centres d'enregistrement et d'information dans les villes du pays. Dans la matinée, quelques dizaines de personnes faisaient la queue à l'un de ces centres, sur l'avenue Habib Bourguiba, artère centrale de Tunis.

"Nous avons choisi d'aller vers le citoyen au lieu de faire venir le citoyen à nous afin d'avoir le maximum d'inscrits", a expliqué à l'AFP Imen Mahmoud, une agent de l'Isie.

Cette opération a débuté bien que les dates des élections n'ont toujours pas été approuvées par l'ANC et aucun vote n'est programmé pour le moment pour approuver le calendrier proposé et prévoyant les législatives le 26 octobre, le premier tour de la présidentielle le 23 novembre et le second tour le 28 décembre.

Certains partis estiment que ce calendrier est trop serré pour garantir des élections transparentes, mais l'Isie souligne que l'ANC a imposé dans la Constitution la tenue des scrutins en 2014, ne laissant guère de marge de manoeuvre.

La classe politique ne s'est accordée sur l'ordre des scrutins -- législatives puis présidentielle-- que mi-juin.

La Tunisie attend depuis la révolution de janvier 2011 de se doter d'institutions pérennes.

alf/hj

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