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Mondial-2014 - Italie, la parole est à la défense

22/06/2014 04:00 EDT | Actualisé 21/08/2014 05:12 EDT

Inefficace contre le Costa Rica, le "tiqui taka spaghetti" de l'Italie pourrait laisser place à un système plus sécurisé et à une défense à cinq contre l'Uruguay pour sauver la peau de la Nazionale au Mondial-2014, mardi à Natal (16h00).

Pas de catenaccio, mais le système de secours. Le forfait très probable de Daniele De Rossi (mollet) prive en outre Cesare Prandelli du milieu de terrain qui joue habituellement devant la défense dans son 4-1-4-1 et rend plus nécessaire le changement.

Contre l'Uruguay, le sélectionneur pourrait reformer la défense à trois de la Juventus, de gauche à droite Andrea Barzagli, Leonardo Bonucci, Giorgio Chiellini, avec Mattia De Sciglio (à droite) et Matteo Darmian à gauche dans les rôles de latéraux pistons, chargés de couvrir et d'apporter le ballon devant.

Ce schéma n'est pas un reniement mais plutôt un choix dicté par les circonstances, d'autant qu'un nul suffit à l'Italie pour passer, avec son avantage à la différence de buts, 0 contre -1 pour l'Uruguay, qui compte trois points comme elle. Les "Azzurri" n'ont pas besoin de se jeter à l'attaque.

Depuis quatre ans, Prandelli a donné un nouveau visage à l'Italie, plus offensif, avec un jeu de passes parfois digne de l'Espagne (la grande, celle d'avant le Mondial brésilien).

- Recours déjà utilisé -

Mais il a déjà eu recours à la défense à cinq. Après un amical catastrophique à Zurich contre la Russie (3-0), juste avant l'Euro-2012, il avait changé ses plans pour le premier match, justement contre l'Espagne.

"Je me rappelle bien ce match, a raconté Prandelli à l'AFP, nous n'avions pas une condition physique acceptable. Après l'avoir analysé, nous avons vu que la défense, bien que jouant à quatre, faisait des mouvements à trois. C'était comme un message indirect, comme si l'équipe m'avait dit: ++OK, tu veux qu'on joue à quatre, mais nous inconsciemment on préfère à trois."

Après ce match, le staff "a accepté pour un ou deux matches de +contenter+ l'équipe pour avoir moins de doutes, a poursuivi Prandelli, mais moi je préfère toujours la défense à quatre, qui selon moi est plus facile à entraîner qu'une défense à cinq".

A la Coupe des Confédérations, encore contre l'Espagne, l'Italie avait rejoué avec une défense à trois, et deux rangs de latéraux, derrière et devant. "Un de nos meilleurs matches", jugeait Prandelli, perdu aux tirs au but en demi-finale (0-0, 7 t.a.b. à 6), mais nettement dominé par l'Italie.

Cette solution est donc envisageable contre la "Celeste", mais c'est à chaque fois De Rossi qui avait reculé au centre de la défense.

- Trio "juventino" -

Barzagli-Bonucci-Chiellini se connaissent par coeur pour évoluer ainsi depuis trois saisons sous les ordres d'Antonio Conte à la Juventus. Ces réflexes presque à l'aveugle pourraient rassurer une équipe qui a balbutié contre le Costa Rica.

Mais le trio invincible en Serie A n'est pas au mieux.

Barzagli n'est pas au top physiquement, l'enchaînement Angleterre-Costa Rica était son premier de deux matches en quatre jours depuis le mois de mars.

Bonucci a terminé la saison sur les genoux et n'a pas encore joué au Brésil. Il est frais mais n'a pas convaincu aux entraînements à Mangaratiba, le camp de base de l'Italie, déserté pendant que l'Italie enchaîne Recife et Natal.

Enfin Chiellini est passé au travers de sa première période contre les "Ticos", avant de retrouver ses vertus de stoppeur à l'ancienne.

Sur les côtés, Mattia De Sciglio (cuisse) devrait être remis après avoir manqué les deux premiers matches et le débutant Darmian (une sélection avant le Mondial) a jusque-là donné satisfaction.

Au milieu Marco Verratti devrait retrouver sa place aux côtés d'Andrea Pirlo, Thiago Motta n'ayant pas convaincu contre le Costa Rica, et de Claudio Marchisio.

Enfin en attaque, Ciro Immobile pourrait accompagner Mario Balotelli pour un 5-3-2 "juventino". Mais seulement le temps d'un match, à condition qu'il y ait un huitième de finale à disputer, car la défense à quatre, c'est mieux.

"Je ne connais pas de contre-exemple, a conclu Prandelli: une équipe avec une défense à cinq menée sort un défenseur et revient à quatre, le contraire, jamais."

eba/fbx

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