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Mondial- La légion italienne de l'Uruguay à l'assaut

22/06/2014 04:00 EDT | Actualisé 21/08/2014 05:12 EDT

Pas moins de dix Uruguayens jouent ou ont joué en Italie, dont ils connaissent par coeur la "Nazionale" avant de l'affronter en match décisif mardi à Natal (16h00 GMT).

Ils se connaissent bien

Le gardien Fernando Muslera, ex de la Lazio Rome, se méfie de l'Italie, "une équipe avec beaucoup de personnalité, une super attaque et une excellente défense", avait-il dit à la Gazzetta dello sport.

L'équipe de Prandelli est tout simplement "forte dans tous les secteurs. Pirlo est un champion, mais celui qui me surprend toujours reste Buffon. Il a 36 ans, on dirait qu'il en a encore 25", ajoutait Muslera au sujet de l'autre gardien du match décisif du "groupe de la mort", dominé par le Costa Rica à la surprise générale.

La troisième star de l'Italie selon lui, et l'homme à surveiller pour un gardien, est le buteur Mario Balotelli. Lui, je le prendrais dans mon équipe, il me plaît, il a du caractère".

Les piliers

Trois titulaires réguliers de la "Celeste", Martin Caceres, Alvaro Gonzalez et Walter Gargano, connaissent parfaitement la Serie A, le championnat idéal pour perfectionner son sens tactique.

Caceres a gagné sa place dans la défense centrale de la Juventus quand Andrea Barzagli et Leonardo Bonucci ont commencé à fatiguer. "Il va vous étonner, prévenait Muslera. Je n'en ai jamais vu des comme lui, il sait tout faire, il peut jouer partout. Ce sera lui la surprise du Mondial".

Au milieu, Oscar Tabarez, qui a entraîné Cagliari et l'AC Milan, peut compter sur deux récupérateurs acharnés, rompus au calcio, Alvaro Gonzalez (Lazio) et Walter Gargano (Parme), ancien partenaire d'Edinson Cavani à Naples.

Les anciens de la Serie A

Cavani, qui doit partager le front de l'attaque et le vedettariat avec Luis Suarez, comme il le fait au Paris SG avec Zlatan Ibrahimovic, a passé six ans en Serie A: trois à Palerme (2007-2010), avant d'exploser au Napoli jusqu'en 2013.

"El Matador" a déjà montré qu'il savait déjouer les défenses italiennes en marquant 141 buts en six ans.

Et "Cavani est toujours prêt à se replier", soulignait Muslera, qui sait qu'en Italie le rôle défensif des attaquants est primordial.

Muslera, portier de la Lazio de 2007 à 2011, a adoré ses années en Serie A. Il y a accompli les progrès affichés lors du précédent Mondial et aussi découvert la cuisine italienne! "Dès que je peux je vais à Rome me faire une +caccio e pepe+ (les spaghetti au fromage caccio et au poivre)".

Le défenseur Alvaro Pereira n'a pas laissé un souvenir impérissable en Serie A, où l'Inter Milan, qu'il avait rejoint en 2012, a fini par le prêter au Sao Paulo FC, mais il est un titulaire de Tabarez.

En réserve

Enfin la Celeste peut piocher sur le banc d'autres "Italiens". Au milieu, le rugueux Diego Perez (Bologne) peut offrir sa combativité et sa hargne de récupérateur. Son ex-partenaire Gaston Ramirez, Bolognais de 2010-2012, peut apporter une touche plus technique.

En attaque, derrière le duo Cavani-Suarez, Tabarez dispose du jeu de tête d'Abel Hernandez, qui vient de passer une saison en Serie B (2e div.) avec Palerme, mais a contribué à faire remonter tout de suite le club rose et noir avec ses quatorze buts.

Enfin Diego Forlan a toujours un rôle de joker, mais il est celui que les Italiens redoutent le moins, après son passage de six mois (fin 2011) complètement raté à l'Inter Milan, où il a fini sous les sifflets.

eba/fbx

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