NOUVELLES

Les cours du pétrole en Asie restent soutenus par l'Irak (107,14 USD)

22/06/2014 11:27 EDT | Actualisé 22/08/2014 05:12 EDT

Les cours du pétrole s'affichaient en hausse lundi matin en Asie, toujours soutenus par la crise en Irak, mais les gains étaient limités, la prime de risque géopolitique liée à la situation de cet important producteur pétrolier étant déjà prise en compte.

Les prix bénéficiaient également de la publication d'un indicateur chinois encourageant pour les perspectives de croissance: la production manufacturière a affiché en juin son meilleur niveau en sept mois, l'activité quittant une longue phase de contraction, selon les chiffres provisoires publiés par la banque HSBC.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août, premier jour de ce contrat, prenait 31 cents, à 107,14 dollars, et le baril de Brent de la mer du Nord, livraison en août lui aussi, gagnait 35 cents à 115,16 USD.

"Les cours du pétrole restent soutenus par les violences en Irak mais les marchés ont déjà incorporé une prime de risque significative" ces derniers jours, a indiqué David Lennox, analyste chez Fat Prophets à Sydney.

Les insurgés, menés par les jihadistes ultra-radicaux de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), se sont emparés de trois villes de la province occidentale d'Al-Anbar: Al-Qaïm, Rawa et Aana.

L'armée a affirmé dimanche qu'elle s'en était retirée pour des raisons "tactiques" de "redéploiement", mais selon des témoins, les rebelles se sont emparés dès samedi d'Al-Qaïm et de son poste-frontière avec la Syrie.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry poursuit lundi sa tournée diplomatique qui l'a mené en Egypte dimanche, avant Amman, Bruxelles et Paris, et qui porte principalement sur les efforts visant à convaincre le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki de former rapidement un gouvernement d'union nationale.

Pour le moment, les insurgés n'ont pas pénétré dans le sud du pays, où sont installées la majorité des infrastructures pétrolières.

Deuxième producteur de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), l'Irak détient plus de 11% des réserves prouvées dans le monde et produit actuellement près de 3,4 millions de barils par jour.

L'analyste David Lennox estime que les prix devraient rester au niveau actuel "tant que la crise ne se propage pas dans le sud du pays".

"Le marché est déjà habitué à une production irrégulière au nord, où se déroulent les combats actuels", ajoute-t-il.

Vendredi, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet, s'était apprécié de 83 cents, à 107,26 dollars, son niveau le plus élevé en clôture depuis le 18 septembre 2013.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a terminé à 114,81 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 25 cents.

bjp/dan/lv

PLUS:hp