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Kerry: les dirigeants irakiens doivent dépasser les divisions confessionnelles

22/06/2014 11:00 EDT | Actualisé 22/08/2014 05:12 EDT

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a appelé dimanche au Caire les dirigeants irakiens à dépasser les divisions confessionnelles, assurant que son pays n'était "pas responsable" de la crise provoquée par l'offensive fulgurante d'insurgés sunnites et ne cherchait pas à "choisir" un leader pour l'Irak.

Même s'ils n'ont pas formellement réclamé la démission de Nouri al-Maliki, les Etats-Unis, qui ont mené en 2003 l'invasion ayant renversé Saddam Hussein, ne ménagent pas leurs critiques contre le Premier ministre chiite, accusé d'avoir amplifié les divisions entre confessions.

Les jihadistes de "l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) portent une idéologie prônant la violence et la répression. C'est une menace non seulement pour l'Irak mais aussi pour la région toute entière (...). Nous sommes à un moment critique où nous devons exhorter les dirigeants irakiens à dépasser les considérations confessionnelles et à parler à tous", a estimé M. Kerry.

"Les Etats-Unis ont versé leur sang et travaillé duré durant des années pour que les Irakiens choisissent leurs dirigeants (...) mais l'EIIL a traversé depuis la Syrie, commencé à comploter de l'intérieur, attaqué des communautés et ce sont eux qui sont en train de s'immiscer pour empêcher l'Irak de choisir la direction qu'il souhaite", a-t-il poursuivi.

"Les Etats-Unis ne cherchent pas à sélectionner ou choisir quiconque (...). C'est au peuple irakien de choisir ses dirigeants", a-t-il martelé, estimant que son pays n'était "pas responsable" du fait que l'Irak soit désormais au bord du chaos.

Cependant, Washington "aimerait voir le peuple irakien se trouver une direction prête à représenter tout le peuple irakien", a déclaré M. Kerry, alors que des pourparlers sont en cours depuis les élections de fin avril pour former une coalition.

M. Kerry s'exprimait lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue égyptien au Caire, à l'issue d'une brève visite surprise en Egypte, où il a plaidé pour des réformes démocratiques auprès du président Abdel Fattah al-Sissi, l'ex-chef de l'armée qui a destitué l'islamiste Mohamed Morsi il y a près d'un an, s'inquiétant d'un "moment critique" dans la transition post-Morsi.

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