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Crise irakienne: la plus grande menace reste l'Iran, prévient Netanyahu

22/06/2014 10:12 EDT | Actualisé 22/08/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a averti les Etats-Unis dimanche sur une chaîne américaine que toute intervention dans la crise irakienne ne devait pas conduire à un renforcement de l'influence iranienne dans le pays et sur la scène internationale.

"Au Moyen-Orient en ce moment, en Irak et en Syrie, nous assistons à la haine violente entre les chiites radicaux, emmenés dans ce cas par l'Iran, et les sunnites radicaux emmenés par Al-Qaïda, l'EIIL (Etat islamique d'Irak et du Levant) et d'autres", a déclaré Benjamin Netanyahu sur la chaîne NBC, en duplex de Jérusalem. "Ces deux camps sont les ennemis des Etats-Unis, et quand vos ennemis se battent entre eux, il ne faut en renforcer aucun, il faut affaiblir les deux".

"De loin, le pire résultat serait que l'une de ces factions, l'Iran, en profite pour obtenir la capacité de fabriquer des armes nucléaires, ce serait une erreur tragique, tout le reste ne pèse rien en comparaison", a-t-il dit, en réitérant son hostilité à un accord diplomatique qui permettrait à Téhéran de conserver "la plupart de ses capacités" nucléaires.

Le Premier ministre israélien a estimé qu'il fallait à la fois "prendre les actions nécessaires pour empêcher l'EIIL de prendre le contrôle de l'Irak, et ne pas permettre à l'Iran de dominer l'Irak de la façon dont il dominait le Liban et la Syrie".

Israël craint que les Etats-Unis ne cèdent du terrain dans les négociations avec Téhéran sur le nucléaire, engagées à Genève, afin d'inciter l'Iran à intervenir auprès du Premier ministre chiite Nouri al-Maliki pour régler la crise irakienne.

"Contrairement aux mortiers et mitrailleuses qui peuvent tuer des milliers de gens, contrairement aux armes chimiques qui peuvent tuer des dizaines de milliers de gens, les armes nucléaires peuvent en tuer des millions, et on doit empêcher cela à tout prix", a dit Benjamin Netanyahu.

Lundi dernier, le secrétaire d'Etat John Kerry a indiqué que les Etats-Unis étaient disposés à parler avec l'Iran de la crise en Irak, ce qui avait suscité des réactions négatives en Israël.

La négociation entre les grandes puissances et Téhéran sur un accord définissant les contours du programme nucléaire iranien s'est accélérée mardi à Vienne, où les parties mettent les bouchées doubles dans l'espoir d'aboutir avant la date-butoir du 20 juillet.

ico/rap

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