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Mondial-2014 - Belgique/Wilmots: "aux Russes de prendre le match en mains"

21/06/2014 11:41 EDT | Actualisé 21/08/2014 05:12 EDT

Le sélectionneur de la Belgique, Marc Wilmots, qui ne s'attendait pas "à ce que la Russie fasse match nul (1-1) contre la Corée du Sud", estime que "c'est donc aux Russes de prendre le match en mains" dimanche à Rio.

QUESTION: Est-ce la première place du groupe qui sera en jeu demain (dimanche) ?

REPONSE: "Non. C'est un match qui doit nous permettre de nous qualifier. Point. Premier ou deuxième, ce n'est pas la question. Lors du tirage au sort, j'avais dit que la Belgique et la Russie étaient les favoris du groupe. Mais favori, ça ne veut rien dire... Je ne m'attendais pas à ce que la Russie perde des plumes contre la Corée du Sud".

Q: Ce match sera-t-il un combat tactique Wilmots-Capello ?

R: "Ca se pourrait. C'est impossible pour moi de prévoir ses plans. La Russie peut évoluer en 4-4-2 ou en 4-3-3. J'ai vu des Russes qui ont attendu contre la Corée du Sud, avec un schéma assez statique. L'important pour nous sera de ne pas leur donner les espaces qu'ils attendent qu'on leur donne. On ne peut pas écrire le scénario d'un match avant qu'il ne débute mais on peut influencer l'histoire du match. L'avantage pour nous, c'est qu'on ne doit pas prendre le match en mains. C'est à la Russie de le faire. Mais le fera-t-elle vraiment ?"

Q: Vous avez évoqué cette semaine l'éventualité de titulariser Steven Defour aux côté de Witsel et Fellaini dans l'entrejeu. Qu'en est-il ?

R: "J'ai dit que je pourrais le faire, je n'ai pas dit que j'allais le faire. Tout le monde connaît les qualités de ce triangle mais j'ai d'autres possibilités".

Q: Vous avez déjà votre onze de départ pour demain ?

R: "Oui. Il n'y a qu'une incertitude: Vincent Kompany. Vinnie (qui se plaint des adducteurs, ndlr) vient de suivre un programme individuel durant deux jours. Il va s'entraîner avec le groupe ce samedi. Si tout se passe bien, il jouera. Je prendrai ma décision en concertation avec lui".

Q: Vos joueurs qui évoluent en Russie (Witsel, Lombaerts) vous ont-ils tuyauté ?

R: Non. On a assez de scouts pour cela. Chacun à sa place. Les joueurs ne sont pas des informateurs. Ils sont là pour jouer. Je ne leur ai pas posé de questions. Maintenant lors de la séance de théorie de ce samedi, s'ils constatent que je raconte des bêtises ou que je me trompe sur certaines choses, ils auront l'occasion de le dire".

Q: Cette génération est-elle capable de faire mieux que la génération qui avait atteint les demi-finales en 1986 ?

R: "Le potentiel est là. Mais quand on voit ce qui est arrivé à l'Angleterre, à l'Espagne, à l'Italie, on se rend compte qu'un Mondial peut se jouer à rien. On passe vite de l'espoir au drame national. Pour le moment, le groupe est soudé et soutenu à 2000% par le peuple belge. A nous d'écrire une belle histoire. La passé, c'est fini. Maintenant mes joueurs ont le futur dans leurs pieds et dans les tête. Nous avons quatre ans je pense pour réussir quelque chose".

Q: Quel est votre avis sur le début du tournoi et sur la niveau de jeu ?

R: J'avais dit il y a six mois que des équipes comme le Chili et la Colombie allaient être très fortes. Je ne me suis pas trompé. J'avais fait de la Colombie mon favori. Les formations sud-américaine évoluent de manière bien regroupée. Leur vitesse en reconversion offensive est impressionnante. Mais c'est surtout l'aspect mental qui est le plus frappant. Ces joueurs sont capables de s'arracher, de se dépasser".

Propos recueillis en conférence de presse

bnl/dhe

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