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Mauritanie/présidentielle: le président Aziz affirme ne pas craindre l'abstention

21/06/2014 05:51 EDT | Actualisé 21/08/2014 05:12 EDT

Le chef de l'Etat mauritanien sortant, Mohamed Ould Abdel Aziz, a affirmé samedi en allant voter à la présidentielle qu'il ne craignait pas un fort taux d'abstention malgré l'appel de ses principaux opposants à boycotter le scrutin.

"Je ne crains pas une forte abstention, au vu de la campagne, au vu de l'engagement des Mauritaniens, de ceux qui ont manifesté leur intérêt pour les meetings que nous avons tenus", a déclaré M. Abdel Aziz à la presse après avoir voté à Nouakchott.

"II y a eu une minorité de partis politiques qui a appelé au boycott. Leur appel n'a pas été suivi par les Mauritaniens qui ont voté aux législatives et municipales à près de 80%" en novembre et décembre 2013, a-t-il affirmé

Il a accusé ceux qui appellent à boycotter l'élection de refuser "la transparence parce qu'ils savent que nous appliquons un système biométrique, que les élections sont organisées par une commission électorale indépendante".

Selon lui, "la réalité est qu'ils sont certains de ne plus pouvoir obtenir le même résultat qu'ils avaient eu par le passé"

Le chef de l'Etat a dit qu'il espérait "vraiment" passer au premier tour. "En tous cas, l'affluence aux meetings que j'ai dirigés le démontre", a-t-il assuré.

Les principaux opposants au président, rassemblés au sein du Forum national pour la démocratie et l'unité (FNDU, opposition radicale), dénoncent le caractère "dictatorial" de son régime et ont appelé à boycotter le scrutin, d'après eux "une mascarade électorale" organisée de manière "unilatérale".

Le FNDU mise sur un fort taux d'abstention, qui serait, selon lui, le signe que son appel a été suivi et un désaveu du président sortant.

Plus de 1,3 million d'inscrits sont appelés aux urnes pour choisir entre quatre candidats, dont les président Abdel Aziz, largement favori du scrutin.

Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en août 2008, M. Abdel Aziz, un ex-général de 57 ans, s'était ensuite fait élire pour un premier mandat de cinq ans en 2009.

Il peut s'enorgueillir d'avoir réussi à débarrasser son pays du groupe islamiste armé Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui, à son arrivée au pouvoir, était très actif en Mauritanie et y commettait attentats et enlèvements.

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