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Un dirigeant de Twitter en Russie en plein tour de vis sur l'internet russe

20/06/2014 10:08 EDT | Actualisé 20/08/2014 05:12 EDT

Un des responsables de Twitter se rend en Russie à partir de lundi, en plein tour de vis sur l'internet russe avec la prochaine entrée en application d'une loi renforçant le contrôle sur les blogs, a-t-on appris vendredi auprès de la fédération russe des hautes technologies.

Le site américain de microblogs entretient des relations difficiles avec les autorités en Russie, qui lui reprochent de ne pas se plier à ses demandes et de ne pas avoir de représentation locale.

La visite de Colin Crowell, vice-président en charge des politiques publiques internationales, "est prévue du 23 au 25 juin", a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'Association russe des communications électroniques, qui regroupe les principaux acteurs de la high-tech en Russie.

Selon le journal Izvestia, M. Crowell doit rencontrer des représentants des principaux groupes internet russes (Yandex, Mail.ru, etc.), le ministre de la Communication Nikolaï Nikiforov mais aussi des dirigeants de l'autorité de contrôle des médias Roskomnadzor.

Cette dernière va voir son contrôle sur l'internet renforcé par une loi récemment adaptée et entrant en vigueur le 1er août qui confère aux blogs les mêmes obligations qu'aux médias. Tout blogueur dont le site est consulté par plus de 3.000 visiteurs par jour devra se signaler auprès de Roskomnadzor.

"Le principal objectif de la visite de M. Crowell est de se décider: ouvrir une représentation en Russie et se plier ainsi à la loi russe ou alors continuer comme maintenant", a indiqué une source gouvernementale à Izvestia.

Dans un entretien en mai au même journal, le directeur adjoint de Roskomnadzor, Maxime Ksenzov, avait dénoncé l'attitude de Twitter qui refuse de supprimer les tweets, jugés par exemple extrémistes, à la demande des autorités russes.

"En refusant de respecter nos exigences, ils créent des conditions dans lesquelles un blocage sur le territoire de notre pays est pratiquement inévitable", a-t-il prévenu.

Ces déclarations avaient suscité un émoi considérable en Russie, le Premier ministre Dmitri Medvedev lui conseillant "de mettre en marche son cerveau", et lui avaient valu un blâme.

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