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Pour l'Iran, Obama manque de "volonté" pour combattre le "terrorisme" en Irak

20/06/2014 06:29 EDT | Actualisé 20/08/2014 05:12 EDT

Un haut responsable iranien a affirmé que le président américain Barack Obama manquait de "volonté" pour combattre le "terrorisme", a rapporté vendredi la télévision d'Etat.

"Les récentes déclarations (du président) Obama montrent que la Maison Blanche n'a pas de volonté sérieuse pour combattre le terrorisme en Irak et dans la région", a déclaré Hossein Amir-Abdollahian, vice-ministre des Affaires étrangères, en réaction aux déclarations du président américain qui a affirmé jeudi que l'Iran devait envoyer un message destiné à toutes les communautés irakiennes.

"L'Iran peut jouer un rôle constructif s'il envoie le même message que nous au gouvernement irakien selon lequel les Irakiens peuvent vivre ensemble s'ils intègrent" toutes les communautés sunnites, chiites et kurdes, a affirmé M. Obama lors d'une allocution à la Maison Blanche. "Si l'Iran intervient seulement militairement au nom des chiites (...) la situation va probablement empirer", a-t-il ajouté.

"L'erreur stratégique des Etats-Unis en Syrie a été de ne pas faire la distinction entre terroristes et groupes politiques (d'opposition, ndlr), ce qui a renforcé le terrorisme et la création de groupes comme l'Etat islamique en Irak et au Levant" (EIIL), qui a pris le contrôle de plusieurs villes irakiennes depuis dix jours, a estimé M. Amir-Abdollahian.

"Aujourd'hui, les Etats-Unis au lieu de lutter contre le terrorisme et se concentrer sur le renforcement de l'unité nationale en Irak, du gouvernement et des institutions de l'Etat, renforcent le confessionnalisme", a-t-il ajouté.

Le fait de "retarder et de poser des conditions pour la lutte contre le terrorisme et l'EIIL en Irak renforce les doutes sur les objectifs des Etats-Unis dans la région", a ajouté M. Amir-Abdollahian.

M. Obama a affirmé que les Etats-Unis étaient prêts à envoyer jusqu'à 300 conseillers militaires en Irak pour "entraîner, assister et soutenir" les forces irakiennes face aux jihadistes de l'EIIL et mener des frappes ciblées, tout en demandant la mise en place d'un gouvernement d'unité nationale en Irak.

L'Iran, pays à majorité chiite comme l'Irak, a apporté son soutien au Premier ministre chiite Nouri al-Maliki. Le président iranien Hassan Rohani a affirmé que l'Iran n'hésiterait pas défendre les lieux saints chiites en Irak, situées à Kerbala, Najaf, Samarra et près de Bagdad.

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