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L'Union pour la Méditerranée plaide pour davantage d'intégration régionale

20/06/2014 07:35 EDT | Actualisé 20/08/2014 05:12 EDT

Les pays du pourtour méditerranéen doivent accentuer leur coopération régionale, a jugé vendredi le secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée (UPM), le Marocain Fathallah Sijilmassi, en se déclarant confiant sur l'aboutissement des projets en cours malgré les oppositions entre certains de ses membres.

Autour de la Méditerranée, "l'intégration régionale est extrêmement faible", a-t-il déploré lors d'une rencontre avec des médias à Paris. Les pays du sud de la Méditerranée ont un taux d'intégration "de 5%", "le Maghreb de 3%", alors que celui de "l'Asean (Asie du sud-est) est de 25%, celui du Mercosur (Amérique latine) de 20% sans parler de l'Union européenne à 65%", a précisé Fathallah Sijilmassi.

Le secrétaire général a relevé que des pays venaient parfois voir l'UPM avec des projets identiques et que le rôle de son organisation était d'essayer de les fusionner. "Le défi est de déclencher un réflexe régional", a-t-il dit.

L'enjeu pour l'UPM est surtout "d'identifier les projets" et "le problème n'est pas le financement". "Pour les bons projets, les financements sont disponibles", a-t-il expliqué.

Interrogé sur le conflit israélo-palestinien qui constitue une entrave au développement de l'UpM, Fathallah Sijilmassi s'est montré pragmatique. "Israël et la Palestine sont membres, chacun y défend sa position", a-t-il noté. Parmi les 24 projets en cours de traitement par l'organisation, figure celui d'une usine de dessalement de l'eau de mer dans la bande de Gaza pour un montant global de 310 millions d'euros. "C'est un bon exemple de ce que nous pouvons faire", a fait valoir Fathallah Sijilmassi, en estimant qu'une concrétisation du projet pourrait intervenir dans les deux ou trois ans à venir.

Créée en juillet 2008 à l'initiative de la France, l'UpM compte 43 membres dont, outre les pays de l'Union européenne, la Turquie, Israël et les pays arabes riverains de la Méditerranée. Présidée conjointement par l'UE et la Jordanie, elle a pour ambition de donner un nouveau souffle à la coopération euro-méditerranéenne lancée en 1995 à Barcelone mais qui souffre régulièrement de son impuissance à dépasser les blocages nés du conflit israélo-palestinien.

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