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Les dirigeants sociaux-démocrates européens se réunissent samedi à Paris

20/06/2014 04:46 EDT | Actualisé 19/08/2014 05:12 EDT

Le président français François Hollande accueillera samedi à Paris sept chefs de gouvernement sociaux-démocrates de l'UE pour une "réunion informelle" consacrée aux priorités de la prochaine Commission européenne, a annoncé vendredi l'Elysée.

La rencontre réunira à partir de 10H00 GMT Werner Faymann (Autriche), Elio di Rupo (Belgique), Helle Thorning-Schmidt (Danemark), Matteo Renzi (Italie), Victor Viorel Ponta (Roumanie) Robert Fico (République slovaque), Bohuslav Sobotka (République tchèque).

Seront également présents le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel, chef du Parti social-démocrate (SPD), et Martin Schulz, ancien président du parlement européen où il préside désormais le groupe socialiste.

Cette réunion a pour objectif de "préparer le sommet européen qui va prendre des décisions sur les orientations futures de l'Europe et sur les personnes qui vont diriger l'Europe", a expliqué le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, interrogé par RMC/BFM-TV.

"Ces sept pays ont choisi de se concerter", a-t-il relevé. "Nous avons des propositions à faire pour réorienter l'Europe, c'est-à-dire mettre davantage l'accent sur la croissance économique, sur la transition énergétique, simplifier la manière de procéder", a assuré M. Fabius.

"François Hollande, Matteo Renzi, Sigmar Gabriel ont dit au fond la même chose: il faut que l'Europe se concentre sur la croissance, l'investissement (...), ensuite l'emploi des jeunes", a commenté pour sa part le Premier ministre, Manuel Valls, sur France Inter.

La règle des 3% de déficit est-elle remise en cause? "Non, a répondu Manuel Valls, on ne peut pas dire qu'il faut renoncer à lutter contre le déficit et la dette (...) Mais ça veut dire que dans les déficits structurels, il faut bien faire la différence entre ce qui est de l'ordre de l'organisation de notre budget" et les "investissements d'avenir".

"Donc, oui, il faut plus de souplesse", a-t-il insisté en se félicitant que Matteo Renzi et Sigmar Gabriel se soient exprimés à ce sujet. "C'est une très bonne chose et ça fait avancer le débat".

En visite chez Airbus à Toulouse le 16 juin, le vice-chancelier allemand avait proposé d'exclure du calcul du déficit public en zone euro les "coûts occasionnés par les mesures de réforme", pour "donner plus de temps" aux pays concernés.

Mais mercredi, la chancelière Angela Merkel avait défendu les règles européennes de discipline budgétaire, en recadrant son ministre.

"Les choses sont en train de bouger, il faut le faire dans le respect de nos traités, il faut le faire dans le dialogue avec l'ensemble des chefs d'Etat et de gouvernement, il faut respecter notamment les positions de la chancelière Angela Merkel", a souligné Manuel Valls. Mais, a-t-il relevé, "il faut le faire avec le souci de privilégier aujourd'hui la croissance et l'emploi".

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, qui se réunissent les 26 et 27 juin à Bruxelles, doivent aussi trouver un accord sur le nom du prochain président de la Commission européenne qui sera ensuite soumis au parlement européen le 15 juillet.

La chancelière allemande Angela Merkel a renouvelé jeudi son soutien à la candidature de Jean-Claude Juncker, candidat du Parti populaire européen, mais le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré mardi qu'il se battrait "jusqu'au bout" contre la nomination du Luxembourgeois.

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