POLITIQUE

L'ex-organisateur libéral Jacques Corriveau a un nouvel avocat, de retour en Cour le 3 septembre

20/06/2014 10:59 EDT | Actualisé 20/08/2014 05:12 EDT
PC

MONTRÉAL - L'un des acteurs principaux du scandale du programme fédéral des commandites, l'ex-organisateur libéral Jacques Corriveau, a un nouvel avocat mais la manière dont il entend défrayer ses honoraires demeure un mystère.

Jacques Corriveau, qui est aujourd'hui âgé de 81 ans, était de retour devant le tribunal, vendredi, où l'on a pu apprendre qu'il serait dorénavant représenté par Me Gérald Soulière.

Le 5 mai dernier, il avait fait part de son intention de demander la levée partielle de l'ordonnance de blocage de ses biens afin d'avoir accès à des fonds pour payer celui qui se disait alors prêt à le représenter, Me Jeffrey Boro.

Ce dernier s'est retiré du dossier et un membre du bureau de Me Soulière est venu signifier au tribunal que ce dernier le représenterait dorénavant mais il n'a pas été question de demander la levée partielle de l'ordonnance de blocage, bien qu'une telle demande pourrait toujours être présentée plus tard.

Le juge Marc David a fixé la suite des procédures au 3 septembre, moment ou la Cour fixera une date pour la conférence préparatoire. Le procès ne devrait pas s'ouvrir avant l'hiver ou le printemps 2015.

Jacques Corriveau est accusé de fraude envers le gouvernement, de fabrication de faux documents et de recyclage des produits de la criminalité en lien avec le scandale du Programme fédéral des commandites.

L'ancien organisateur libéral, arrêté en décembre dernier à la suite de l'enquête amorcée en 2002 par la Gendarmerie royale du Canada, aurait mis en place un système de ristournes dans l'attribution des contrats liés au Programme des commandites.

Une partie des fonds obtenus grâce aux activités frauduleuses de M. Corriveau _ qui atteindrait plusieurs millions de dollars _ aurait été déposée dans les coffres du Parti libéral du Canada et le reste aurait été conservé pour son bénéfice personnel.

Jacques Corriveau fait l'objet d'un acte d'accusation privilégié, une procédure qui permet de l'envoyer directement à procès sans enquête préliminaire.

Le procureur de la Couronne, Me Jacques Dagenais, a déjà indiqué qu'il prévoyait un procès d'au moins six semaines.