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France: le maintien en vie d'un tétraplégique en état végétatif tranché mardi

20/06/2014 06:40 EDT | Actualisé 20/08/2014 05:12 EDT

Le maintien en vie d'un tétraplégique en état végétatif chronique depuis six ans, sujet qui déchire sa famille et a provoqué un vaste débat sociétal en France, sera tranché mardi par le Conseil d'Etat, la plus haute juridiction administrative française.

Vendredi, le rapporteur public du Conseil d'Etat s'est prononcé pour un arrêt de la poursuite du traitement qui maintient en vie Vincent Lambert, 39 ans, cloué sur son lit d'hôpital depuis un accident de la route en 2006.

Ce rapporteur, Rémi Keller, a recommandé l'annulation de la décision du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (nord-est) qui s'était prononcé pour le maintien en vie du malade après une première décision de justice arrêtant son alimentation artificielle.

Selon une expertise médicale datant de février, Vincent Lambert est "en état végétatif totalement inconscient". "L'alimentation et l'hydratation prodiguées à Vincent Lambert n'ont d'autres effets que de le maintenir artificiellement emmuré dans son état", a affirmé Rémi Keller.

L'épouse de Vincent, Rachel, son neveu François, six autres frères et soeurs et le corps médical défendent l'arrêt des soins. Ses parents, des catholiques traditionalistes, ainsi qu'un frère et une soeur souhaitent en revanche qu'il soit maintenu en vie.

La décision attendue mardi doit être prise par le Conseil d'Etat dans sa plus haute formation de jugement, à savoir une assemblée de 17 juges.

La plus haute juridiction administrative française a déjà estimé en février que la loi Leonetti, qui encadre depuis 2005 la fin de vie en France en interdisant l'acharnement thérapeutique, pouvait s'appliquer "à des patients, qui comme M. Vincent Lambert, ne sont pas en fin de vie".

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