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Chine: une maison de prostitution forcée japonaise déclarée bâtiment historique

20/06/2014 12:16 EDT | Actualisé 19/08/2014 05:12 EDT

Un immeuble de l'est de la Chine, converti durant la Deuxième guerre mondiale en maison de prostitution pour les "femmes de réconfort" enrôlées de force par l'armée nippone, a été déclaré bâtiment historique, a rapporté la presse chinoise.

L'édifice de sept étages, dans la ville de Nankin, hébergeait plus de 200 femmes asiatiques réduites en esclavage sexuel par l'armée impériale, a précisé jeudi l'agence de presse Chine nouvelle.

Nankin, ville martyre de ce conflit et ancienne capitale de la Chine, comptait 40 maisons de prostitution forcée contrôlées par les militaires nippons, selon un historien chinois cité par l'agence. C'est la plus grande d'entre elles qui bénéficie du classement.

Les relations entre Pékin et Tokyo sont actuellement très dégradées, en raison principalement d'un différend territorial et de fortes dissensions portant sur l'Histoire.

Pas un jour ne se passe en Chine sans que la presse officielle ou les autorités ne reviennent sur le passé militariste du Japon, en l'accusant de refuser d'accomplir un travail de mémoire douloureux sur les atrocités commises par son armée.

Dans cette guerre des mots et de propagande, Pékin fait feu de tout bois, les médias donnant la parole de façon quotidienne aux anciennes victimes des exactions japonaises et publiant de nombreux reportages sur les musées et mémoriaux consacrés à cette époque.

La Chine a ainsi annoncé en février que le massacre de Nankin (1937) et la victoire contre le Japon lors de la Deuxième guerre mondiale (1945) seraient désormais célébrés par deux journées de commémoration nationale.

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