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Mondial-2014/Joueurs-clefs de Suisse: des gardes, des cadres, des X...

19/06/2014 02:00 EDT | Actualisé 18/08/2014 05:12 EDT

Trois paires jouent un rôle primordial dans l'équipe de Suisse, qui affronte la France dans le Mondial-2014 vendredi à Salvador: celles des récupérateurs, des jeunes prodiges du milieu et des cadres de la défense.

Les "Gardes suisses"

Beaucoup de choses rapprochent les deux éléments expérimentés de l'entrejeu, Gökhan Inler et Valon Behrami: à 29 ans, ils évoluent à Naples tous deux, avec un profil de milieu défensif ou relayeur, à l'aise d'une surface à l'autre. Un temps brouillés, ils ont officiellement enterré la hache de guerre.

Inler (74 sélections, 6 buts), choisi comme leader par Ottmar Hitzfeld dès sa prise de fonctions en 2008, a récupéré le brassard de Frei en 2011 et assume son rôle sur le terrain et en dehors. Il a disputé tous les matches de qualifications au Mondial-2014.

Behrami (49 sélections, 2 buts) a une revanche à prendre dans sa troisième Coupe du monde après sa blessure en 2006 et son carton rouge en 2010. C'est bien parti: c'est lui qui a sonné la révolte contre l'Equateur (2-1) en récupérant le ballon d'un tacle dans sa surface, puis en se relevant d'une chute consécutive à une obstruction pour faire l'avant-dernière passe décisive du but de la victoire.

Les cadres arrières

Mine de rien, Stephan Lichtsteiner (64 sélections, 5 buts) est devenu au fil des années l'un des arrières droits les plus réguliers d'Europe, au gré d'une progression continue, du Grasshopper Zurich à la Juventus en passant par Lille et la Lazio. Le latéral, titulaire depuis six ans, parvient à trouver l'équilibre entre tâches défensives et goût du débordement.

Son expérience et sa gentillesse à toute épreuve lui permettent d'encadrer les jeunes. "L'équipe a beaucoup changé, moi avec mes 30 ans je suis quand même déjà vieux, vieux!, a-t-il confié à l'AFP. Comme les autres anciens je peux essayer d'aider, s'ils le demandent, mais je pense que nos jeunes sont assez forts. Comme leader, parfois, il peut m'arriver de réveiller les gens qui ne sont pas prêts au haut niveau".

Diego Benaglio (30 ans, 58 sélections) avait écoeuré l'Espagne d'entrée de jeu au Mondial-2010 qu'elle allait remporter, malgré sa défaite initiale contre la Suisse (1-0). Le monde découvrait ce gardien, qui avait dû s'exiler à Funchal, sur l'île de Madère, pour sortir du rôle de doublure joué au Grasshopper et à Stuttgart.

Si la Suisse a cette réputation de coffre-fort, c'est en grande partie grâce à son N°1, qui a participé à la saison historique de Wolfsburg, champion d'Allemagne en 2009.

La "Génération X"

Xherdan Shaqiri (22 ans) et Granit Xhaka (21), tous d'eux d'origine kosovare, sont les représentants les plus brillants de la nouvelle génération balkano-suisse, pétrie de talent.

Shaqiri (34 sélections, 9 buts), star du groupe surnommée le "Messi des Alpes", dispose d'une technique, d'une faculté de dribbler et d'une explositivé au-dessus du lot, servies par un gabarit trapu qui le rend puissant. "Il peut faire la décision à tout moment, souligne Behrami. Les Equatoriens l'avaient compris et défendaient presque toujours à deux sur lui. Je pense qu'il peut encore monter en puissance". Le milieu offensif ou ailier sort d'une saison hachée par les blessures au Bayern Munich, où il n'a pas encore conquis une place de titulaire dans la concurrence très relevée. Mais c'est le successeur annoncé de Ribéry.

Xhaka (27 sélections, 4 buts) "est un distributeur du jeu très intelligent, il joue vite, il est fiable défensivement, il presse et sait jouer dans les combinaisons", décrit Ottmar Hitzfeld, le comparant au Schweinsteiger qu'il a lancé au Bayern. Placé en meneur de jeu, le jeune gaucher de Mönchengladbach n'est cependant pas aussi offensif que son N°10 pourrait laisser croire, et il marque peu de buts. Mais il est "indispensable", soutient Behrami: "La qualité de son replacement n'a pas de prix".

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