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Mondial-2014 - La presse espagnole dit "adieu à l'âge d'or" de la Roja

19/06/2014 10:08 EDT | Actualisé 19/08/2014 05:12 EDT

La "fin d'une ère": après l'élimination surprise de l'Espagne, championne du monde en titre et défaite 2-0, mercredi à Rio, en phase de groupes contre le Chili, la presse nationale dit mercredi "adieu à l'âge d'or" de la Roja.

En 2010, Andres Iniesta avait inscrit l'unique but de la finale du Mondial qui avait offert à l'Espagne son premier titre mondial. Mardi, le quotidien madrilène Marca le montre la tête entre les mains, symbole de "la terrible fin de l'ère la plus glorieuse."

"C'était magnifique tant que ça a duré", dit un autre quotidien spécialisé, As, qui cédait à la nostalgie en publiant des photos des trois titres passés, Coupe du monde 2010, Euros 2008 et 2012.

Mais un éditorialiste du quotidien, Juanma Trueba, déplore la manière de cette fin de règne: "cela devait arriver un jour, c'était compréhensible, mais nous n'aurions jamais imaginé un adieu si pitoyable, avec une équipe aussi méconnaissable que vulgaire". Le quotidien généraliste El Pais, se fait lui aussi sévère. Il déplore "un cauchemar qui durera pour toujours, comme les succès".

"Ces deux dernières années, ils ont joué un jeu de passe musclé, mais le mouvement de la balle était vif et intense. Sans aucune de ces qualités, l'équipe, malgré tous ses trophées dans l'armoire, n'a pas réussi à imposer son jeu", a déploré Santi Nolla, éditorialiste pour le quotidien barcelonais Mundo Deportivo, pointant le besoin de renouveau en montrant en "Une" des joueurs qui ont "abdiqué".

Marca ne dit pas autre chose en faisant ses adieux à "l'âge d'or de la Roja": son chroniqueur, Santiago Segurola, salue "la fin d'une excellente génération et le début d'une nouvelle ère". Les milieux de terrain Xavi Hernandez et Xabi Alonso ou encore les attaquants David Villa et Fernando Torres devraient en effet logiquement mettre un terme à leur carrière internationale.

Les acteurs sont toutefois dédouanés par certains médias. Ainsi, As leur demande de "ne pas s'excuser". "Nous vous devons beaucoup", estime en effet le quotidien.

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