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Mondial-2014 - Italie, Suisse et France candidates à la qualification

19/06/2014 10:01 EDT | Actualisé 19/08/2014 05:12 EDT

L'Italie, opposée au Costa Rica à Recife (nord-est), ainsi que la France et la Suisse, adversaires à Salvador, abattent vendredi une carte décisive dans la course à la qualification pour les huitièmes de finale du Mondial-2014.

A l'inverse, le perdant de la rencontre Honduras-Equateur (19h00 locales, 22h00 GMT) hypothèquera sérieusement ses chances d'accéder aux huitièmes de finale.

Une équipe suivra avec intérêt cette "neuvième journée" du Mondial. Pour l'Angleterre, l'équation est simple: si l'Italie ne bat pas le Costa Rica, le Mondial s'arrêtera là.

D'ailleurs, l'attaquant italien Mario Balotelli a affirmé qu'en cas de succès sur le Costa Rica, qui permettrait aux Anglais de conserver une petite chance d'accéder aux huitièmes de finale, il voulait "un bisou de la reine sur la joue".

A priori, les Italiens semblent en mesure de sauver (provisoirement) la sélection aux Trois Lions, et de battre les Costariciens, tombeurs de l'Uruguay (3-1).

Un succès les rapprocherait des huitièmes de finale, mais la Nazionale devrait ensuite battre (ou faire match nul avec) l'Uruguay le 24 juin pour être assurés de terminer en tête du "groupe de la mort".

Dans ce groupe D, l'Italie et le Costa Rica mais aussi l'Uruguay, qui a battu l'Angleterre (2-1) jeudi, sont en bonne position pour atteindre les huitièmes de finale. Seul un concours de circonstances pourrait envoyer les Anglais, toujours bloqués à zéro point, au-delà du premier tour.

Tout pourrait se jouer lors de la dernière journée, le mardi 24 juin, où les Anglais affronteront le Costa Rica, alors que l'Uruguay sera opposée à l'Italie.

- France et Suisse pour éviter Messi -

Dans le groupe E, la première place devrait se jouer entre la France et la Suisse. Et le fauteuil de leader à la fin de la première phase permettra d'éviter l'Argentine de Lionel Messi en huitième de finale. D'où l'importance de la rencontre de vendredi, qui semble particulièrement équilibrée.

Certes, les Suisses ont décroché un succès sur le fil (2-1) pour leur premier match, face à l'Equateur. Mais l'équipe possède un "vécu commun" et quelques solides références, notamment un succès sur l'Espagne, future championne du monde, en 2010, en Afrique du Sud.

L'équipe modelée par le sélectionneur allemand Ottmar Hitzfeld est articulée autour du madré Stephan Lichtsteiner (30 ans, Juventus Turin) et de la jeune garde incarnée par Xherdan Shaqiri (22 ans, Bayern Munich) et trois champions du monde des moins de 17 ans en 2009, dont deux d'entre eux ont été décisifs contre l'Équateur: l'arrière gauche Ricardo Rodriguez, double passeur, et Haris Seferovic, buteur à la dernière seconde.

Mais la France ne manque pas d'atouts. D'abord sur le plan mental. Le large succès face au Honduras (3-0) a permis aux Bleus de voguer sur leur petit nuage et de maintenir la dynamique enclenchée le 19 novembre en barrage retour face à l'Ukraine (3-0).

L'ambiance est au beau fixe au sein d'une formation invaincue depuis cette soirée magique et qui se met tout d'un coup à rêver d'un retour au premier plan de la scène internationale.

Outre l'élan qui la porte depuis novembre, elle a trouvé en Karim Benzema, parfaitement secondé par Mathieu Valbuena à la création, l'attaquant et le leader technique capable de la porter loin en l'absence de Franck Ribéry.

Surtout, pour les Français ce match aura une saveur particulière. Il intervient quatre ans jour pour jour après "l'affaire de Knysna", où les joueurs avaient refusé de s'entraîner, devant les caméras du monde entier, pour protester contre l'exclusion du groupe de Nicolas Anelka qui avait insulté le sélectionneur Raymond Domenech quelques jours plus tôt.

bur-pga/pgr/sk

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