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Les ouvriers indiens enlevés en Irak ont été localisés (ministère indien)

19/06/2014 08:18 EDT | Actualisé 19/08/2014 05:12 EDT

Les quarante ouvriers indiens enlevés récemment dans le nord de l'Irak, en proie à une offensive jihadiste, ont été repérés, a annoncé jeudi le gouvernement indien tout en refusant de préciser leur lieu de détention.

Le Croissant Rouge irakien avait indiqué plus tôt à l'AFP que ces ouvriers avaient été enlevés lundi par des hommes armés dans un stade de Mossoul, deuxième ville du pays, où ils travaillaient.

"Le ministère irakien des Affaires étrangères nous a informé qu'il a localisé le lieu où les Indiens sont détenus" avec des ouvriers d'autres nationalités, a dit le porte-parole du ministère indien des Affaires étrangères Syed Akbaruddin lors d'un point de presse.

Des hommes armés ont emmené les ouvriers dans des véhicules lundi depuis un stade de Mossoul, a dit auparavant le président du Croissant Rouge irakien par téléphone depuis Bagdad.

"Nous ne savons pas ce qui leur est arrivé", a déclaré Yaseen Ahmed Abbas qui précise avoir obtenu ces informations de témoins. "Il est difficile de parler avec les insurgés, il n'y a personne avec qui parler", a-t-il ajouté, précisant ne pas savoir à quel groupe appartiennent les ravisseurs.

Les enlèvements en Irak sont habituellement revendiqués sur des sites internet reconnus ou via des vidéos sur YouTube, a-t-il dit, "mais aucune information sur l'enlèvement des ouvriers indiens n'a jusque-là été publiée".

Le gouvernement indien a annoncé mercredi que 40 ouvriers indiens d'une entreprise de construction avaient été enlevés à Mossoul, ville prise récemment par des insurgés sunnites menés par des jihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL).

Aucune demande de rançon n'a été avancée, selon le ministère des Affaires étrangères.

Un ancien ambassadeur indien en Irak est parti à Bagdad pour coordonner les efforts de recherches et le chef de l'exécutif de l'État du Pendjab (nord de l'Inde), dont sont originaires l'essentiel des ouvriers, s'est dit prêt à payer une rançon pour obtenir leur libération.

Plusieurs familles ont déclaré à des journaux indiens avoir parlé à leur proche enlevé et que les ravisseurs avaient assuré vouloir les relâcher sains et sauf.

Charanjit Singh a ainsi dit avoir parlé à son frère mercredi "pendant quelques minutes".

"Il m'a dit que lui et les autres ouvriers indiens étaient saufs et n'étaient pas retenus en otage", a dit Singh au quotidien The Hindu.

Les insurgés "ont qu'ils les relâcheraient une fois qu'un officiel du gouvernement ou de l'armée indienne pourrait venir les chercher", a-t-il ajouté.

Environ 10.000 Indiens sont actuellement en Irak, dont une centaine dans les zones en proie aux violences, selon le gouvernement.

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