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L'Equateur réaffirme le maintien de l'asile à Assange pour longtemps

19/06/2014 03:34 EDT | Actualisé 19/08/2014 05:12 EDT

L'Equateur a réaffirmé jeudi son intention de maintenir pour longtemps l'asile accordé au fondateur de WikiLeaks Julian Assange, reclus depuis deux ans, jour pour jour, dans son ambassade à Londres.

"Nous avons maintenu notre décision de protéger Julian Assange", a déclaré le ministre équatorien des Affaires étrangères Ricardo Patiño, à l'occasion d'une vidéo-conférence de presse organisée avec le cybermilitant, au deuxième anniversaire de son arrivée à l'ambassade le 19 juin 2012.

"Les conventions internationales que nous avons signées et notre Constitution établissent de manière claire et nette l'impossibilité de l'Etat équatorien, quel que soit son gouvernement, de livrer une personne bénéficiant d'un asile", a poursuivi M. Patiño, qui s'exprimait de son ministère à Quito.

Julian Assange est reclus depuis deux ans dans l'appartement qui accueille l'ambassade d'Equateur, mais Londres refuse de lui délivrer un sauf-conduit vers ce pays latino-américain. Cet Australien de 42 ans a réclamé le droit d'asile pour échapper à une extradition vers la Suède où il est accusé d'agressions sexuelles, qu'il nie.

L'ancien hacker craint que la mise en ouevre par le Royaume-Uni du mandat d'arrêt émis par la Suède n'entraîne son extradition vers les États-Unis, furieux de la publication par WikiLeaks de plus de 700.000 documents secrets. Une inquiétude partagée par le président Rafael Correa, une des figures de la gauche latino-américaine.

M. Patiño a insisté sur le fait que l'asile perdurerait y compris en cas de changement politique à la tête de son pays en 2017, année de l'élection présidentielle. "Tu peux être sûr, Julian, que l'Etat équatorien et le peuple équatorien continueront à défendre ta liberté et ta sécurité", a lancé le ministre.

Le fondateur de WikiLeaks, qui avait déjà accordé la veille une audio-conférence à partir de l'ambassade, a souligné que la situation était "difficile pour ses fils". "La situation fait que je ne les ai pas vus depuis quatre ans", a-t-il déploré, sans donner plus de détails pour éviter "des menaces".

Certains membres de sa famille "ont déménagé, changé de nom", y compris sa propre mère, a-t-il ajouté.

De son côté, Scotland Yard a fait savoir jeudi que la surveillance policière de M. Assange coûtait près de 11.000 euros par jour au contribuable britannique.

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